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Après le déluge... Le Donator

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24 mai: arrivée sur la presqu’île de Giens par le temps menaçant. Le vent d’est - le Ponant s’installe pour 4 jours. La mer est déchaînée. Les seules sorties possibles: l’ouest de la presqu’île; l’Anse aux Blés ou La Pointe des Chevaliers. Boff. Je préfère apneer avec ma sirène dans le secteur, assez abrité, du Port du Niel- site paradisiaque et célèbre à cause du tournage de quelques scènes du Grand Bleu.



28 mai - ciel! mon mercredi!! la mer se calme grâce au Poséidon. Nous partons pour le Donator, alias Prosper Schaffino ou La Petite Terre.

Une demi-heure après notre décollage nous enfin sur le site, au large entre La Gabiniere et Porquerolles. A porte de main: Le Grec et Le Donator. Habitant dans l’époque dans le Var j’au eu le privilège de plonger une quarantaine fois sur le Donator. Maintenant j’y viens en touriste. L’émotion est grande pour mes retrouvailles avec une de plus belles épaves de Méditerranée.

Depuis quelques années les épaves du Var sont équipées des bouées ce qui évite envoyeur un accrocheur au fond pour relier l’épave avec le navire de plongée. Notre seul souci: après la tempête les balises sont - elles en place? Car dans ces conditions accrocher par la méthode, dite classique, c’est prendre trop de risque.

Nous apercevons deux bateaux sur le site: un navire de la Londe et un catamaran inconnu sans pavillon alpha, accroché sur le bout du Donator. Nous apprenons par la VHS que ce dernier a un problème et vient de lancer un appel au Cross. (voir:Sauvetage spectaculaire sur le site du Donator)

Les consignes de secu sont strictes: on descend au bout, on remonte de la même façon mais on effectue nos paliers au parachute pour ne pas enfoncer la bouée dans l’eau, le bout étant en partie presque à l’horizontale dans sa partie terminale à cause du courant violent. Je plonge avec Michel et Georges, un Allemand. Commando de choque!! Nous commençons une descente un peu longue. Enfin le joyau nous apparaît dans toute sa splendeur. Depuis quelques années le Donator a pris un coup de vieux. Son mat si photogénique est tombé dans une cale voisine. J’accroche mon appareil photo sur le pont (hélas étanchéité maxi 40m) et nous faisons une visite classique à l’hélice (51m)A proximité nous trouvons de grosses coquilles d’oursins de sable. Le courant est violent même au fond. Nous restons près de l’épave et abandonnons idée de montrer à Georges la vue panoramique du Donator. Je regarde mon ordinateur : déjà 8 minutes de plongée et le temps s’écoule de plus en plus vite. Nous remontons la coque qui rassemble à un tombant coloré par le temps. Sur le pont: la cheminée est toujours là, la roue aussi. Dans une des cales le grand congre est toujours fidèle au poste. Pour Georges c’est la première sur cette épave, je lui rappelle que nous devons remonter. Nous nagions à contre courant vers le milieu du Donator pour retrouver le bout. Les autres ne tardent pas à remonter. L’épave disparaît après une vingtaine de mètres derrière le nuage des bulles en effervescence.10 minutes plus tard le bateau nous récupère de l’autre côte du grand miroir.

2 commentaires

alain76, 10 Jun 2008 à 13:43
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Voila la région où j'ai fait mes premières armes de plongeur, avec le Iero.
Sur cette épaves reposent les cendres de mon ami Michel Ordan, victime d'une rupture d'anévrisme lors d'une plongée.
C'est une plongée superbe surtout avec un bon éclairage pour illuminer les gorgones. J'espère que Michel y connait la paix.


foxvideo, 10 Jun 2008 à 20:55
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Merci  pour  ton  comment. Je  connais  le  club. Desole pour  ton  ami.J'ai mis  une  photo des  gorgones  mais  ce n'est  pas  super car  j'ai oublie  le  diffiseur. a plus  Piotr


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