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Estartit (Iles Medes) première

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Première aux Iles Medes

Les conseils de Franck semblaient exacts et son souvenir intact ? Le départ de 11h00 sur le quai me permit de comparer l’autobus avec ascenseur hydraulique du roi maritime, l’indigence du Dieu de la Mer et la  sérénité de la Déesse[1]. Julian dans son franglaimand[2] nous indiqua son officine et nous trouvâmes sans problème sa Jacqueline, qui avec calme, me donnât les bonnes indications dans un français impeccable ( seul mon bloc club neuf n’est pas accepté) et je dois montrer mon certificat  médical, mon carnet et mon passeport de plongée. Le RDV fût pris pour le vendredi suivant à 8h30 pour un départ à 9h00 du quai.



Dès 8h15 Julian ouvre la porte du bureau-atelier-magasin et s’attaque à un canon de serrure récalcitrant en grommelant dans son patois. Les sacs et caisses ayant été déposés dans le fourgon, c’est à pied que nous traversons le parking de la plage vers le quai d’embarquement. C’est en attendant le fourgon, qui arrive bientôt, que je fais connaissance avec mes compagnons de palanquée, un belge bilingue et un président de club breton. Nous faisons connaissance et sympathisons tout en nous équipant calmement. Le feulement du gros moteur du bateau me rassure et efface le teuf-teuf fumeux de certaines périssoires bretonnes... Le bateau qui prévu pour 40 plongeurs ( nous sommes 12 ce matin) est bien grand, et certainement un ancien chalutier bien transformé avec deux échelles arrière donnant sur une large plage au raz de l’eau où un grand récipient d’eau de mer permet le rinçage du masque. Le pont est dégagé et traité avec un antiglissant efficace, pas d’odeur de gasoil ni de bout qui traîne, et même un panneau WC ! Nous pouvons choisir entre des 12l courts ou des 15l longs, je n’hésite pas. Le matériel est quasi neuf et gonflé à 180 bars, ça devrait suffire.

Après 10mn de trajet sur une mer lisse, de jade transparente le capitaine hésite et change son point d’amarrage, nous mouillons sur un corps mort entre des îlots qui rappellent « les tas de pois » Camaretois mais sans houle ni courant !. Un saut droit dans de l’eau à 23° et  nous rejoignons en surface un meilleur point de descente bien connu par Luc. La première partie de la descente en plein bleu laisse apparaître un fond tourmenté et râpé et sans grande vie hormis de nombreux sargues qui nous saluent. Au détour d’un rocher et vers 22m Il est là,  placide mais nageoire dorsale hérissée. Monsieur gros mérou se balade tranquillement et vient voir qui ose passer sur son territoire de si bonne heure. C’est une magnifique bête de 60 à 80 cm à la robe brun vert tachetée. Son oeil glauque nous interroge. Il n’est pas seul et d’autres cousins surgissent à leur tour, certains même débouchant de l’arrière sans prévenir.

Sous un surplomb, trois gros chapons sont posés et se laissent tripoter la queue sans montrer trop d’énervement ni éructer leur arsenal vénéneux. Dès le gros bloc passé, nous entrons dans une zone de gorgones dressées sur les parois , on se croirait en ULM sur une forêt de mimosas, c’est superbe ! Nous sommes bientôt à 38m et stopperons là notre descente.

Nous remontons désormais lentement entre les blocs, dans les failles, saluant par ici de gros poulpes, des holothuries, par là des régiments de sargues, de dorades. Au détour d’une faille un arceau de pierre nous attire et Luc nous montre du corail rouge qui se régénère par petites plaques sur le plafond. Nos manomètres commençant à frôler la réserve nous continuons le retour non sans croiser un groupe de 6 ou 7 collègues d’un autre bateau qui s’acharnent sur un poulpe aux yeux clairs qui minaude. Nous émergeons dans les limites fédérales et Michel, formé via PADI, émet des yeux et des mains, à trois mètres, des questions vite éludées. Nous émergeons dans un grand soleil derrière les deux îlots et revenons en PMT jusqu’au bateau. Les échelles larges et bien équipées de main-courantes permettent de remonter sur le pont où chacun peut énumérer les merveilles qu’il a vues.

La camionnette est déjà sur le quai et nous pouvons y recharger les bagages pendant que le groupe suivant monte à bord pour de nouvelles aventures.

Nous revenons au bureau où Jacqueline nous attend sur le trottoir avec ses 3 bébés turbulents.

Seul regret, dommage qu’il n’y ait pas eu au Bureau-magasin-atelier une petite boisson chaude et une douche avant de reprendre la voiture écrasée de soleil, mais les gros mérous figés dans l’esprit masquent les détails sordides des habitudes de confort quotidien.

Gérard


[1] El Rey del Mar, Poseïdon, Calypso

[2] C’est un couple de Belges qui tient le Club, Jacqueline parle espagnol, anglais, français, allemand et néerlandais, et Julian aussi

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