Sous un petit vent marin, deux promeneurs discutent en portant négligemment sur l'épaule une bouteille d'air comprimée. Sur l'île Saint-Nicolas, l'île principale de l'archipel des Glénan, au large de Concarneau, ça n'a rien d'étonnant. D'avril à novembre, l'endroit est essentiellement peuplé de plongeurs sous-marins, hébergés dans les spartiates locaux du centre international de plongée, le Cip, presque aussi réputé que sa soeur aînée, l'école de voile qui, elle, colonise tout l'archipel.
Chaque année, dès le printemps, les amateurs de mondes sous-marins, novices ou habitués, y convergent par vagues hebdomadaires pour une semaine, quinze jours ou le week-end. Laurent et Florence Cayatte, responsables du Cip les accueillent. Un brin de causette pour les nouveaux, une rapide présentation des lieux, et les voilà dans le bain.
Le centre est installé face au quai, dans une maison comme on les fait en Bretagne qui abrite, dans un minimum de mètres carrés, cantine, cuisine, sanitaires, salles de cours et chambres à l'étage. Deux dortoirs sont installés dans deux bâtisses un peu plus reculées. C'est un peu comme une colonie de vacances à l'ancienne. Sauf qu'ici, les moniteurs sont tous des plongeurs confirmés qui, pour la plupart, viennent bénévolement encadrer les novices. « Nous troquons souvent de la formation contre de l'encadrement. Certains des moniteurs formés deviennent ensuite membres de l'association du Cip et reviennent régulièrement pour encadrer les 'palanquées' » (groupes de deux ou trois stagiaires par moniteur).
Sans se faire prier, car les fonds des Glénan sont très riches. Ils offrent des balades dans des forêts de grandes algues brunes plates (les laminaires) ; dans les prairies vertes de zoostères ; des descentes le long de tombants rocheux grouillants de vie animale et même la visite d'épaves...
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