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Clignement d'yeux. Tentative de localisation du président du club de plongée, Didier Cauliez. Ils sont une cinquantaine dans le hall d'entrée de la piscine, massés près de la baie vitrée, blousons rouge sur le dos, sac de sport à l'épaule. « Vous m'attendez près du bassin ? » Non, j'attrape une bouteille et je saute. En maillot ou en combi, on attend que les pros s'organisent. Le président prend les baptêmes. « Pointure ? » Il revient avec des palmes. « Si elles sont un peu trop grandes, c'est pas grave, vous n'allez pas beaucoup vous en servir. » Sous l'eau, il nous tient. Au bord du bassin, il nous sert masques, gilets, bouteilles. Sur la droite, trois femmes s'équipent. Les autres sont déjà à l'eau, ils pagaient de leurs pieds palmés, le visage recouvert d'un masque et prolongé d'un tuba.
« La plongée, c'est un sport de fainéants », commence Didier Cauliez. À observer certains physiques, ça ne semble pas très raffermissant en effet. « La pression exercée par l'eau ralentit notre rythme cardiaque, on se fatigue plus vite, alors on évite de faire trop de mouvements. » Et puis, il faut porter la bouteille. « Dans l'eau, c'est pas lourd ».
On a deux heures de capacité, on restera 30 minutes, avec quelques réapparitions à la surface. Nécessaire, car la communication ne passe pas très bien avec un détendeur dans la bouche. « Le meilleur sport pour se débarrasser de sa femme bavarde. » Au fond, elle peut toujours parler : les plongeurs ont un langage des signes. Mais elle n'émet plus de bruit. Ce qui casse les oreilles, c'est la pression. Un remède : « quand je me pince le nez, vous avalez votre salive pour décoller le tympan. Tout de suite, pas une fois qu'on est en bas et que la douleur est déjà là ». Au moindre souci, il suffit de secouer la main et on remonte. Pour en éviter un, devenir aveugle, le masque recouvert de buée, astuce : cracher dedans quand il est sec, étaler avec le doigt et tremper dans l'eau. « Oui, c'est dégueu mais on n'a rien trouvé de plus efficace ».
























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