Si soleil et sable chaud restent les vraies « stars » de cet été, la plongée sous-marine, au succès plus humble, continue toutefois de faire rêver
Après un mois de juin un peu terne, la grande Bleue retrouve aujourd'hui des couleurs. Les dramatiques inondations et leurs répercussions étant passées par là, celle que l'on voit danser le long des golfes clairs a ainsi repris son rythme de croisière. Encadrés par des professionnels, comme ceux du Club sous l'eau au port Santa-Lucia - l'un des plus vieux de France du haut de ses 40 ans - les plongeurs novices, ou confirmés, se remettent à piquer une tête. Mais pour trente minutes au moins : n'est pas poisson qui veut !
A 6 m de profondeur
« Moi, je veux le faire parce que j'aime l'eau », affirme fièrement Romain, 10 ans, l'enthousiaste blondinet raphaëlois du bateau. Le capitaine et responsable du club depuis 2006, Jean-Pierre Marin, esquisse un large sourire. « Hier, j'ai essayé la plongée avec tuba et j'aimerais bien aller plus loin », complète aussitôt la vacancière parisienne Marisa, 29 ans. Le drôle de petit couple n'est ainsi qu'à une brassée de son baptême, effectué, comme à l'accoutumée, autour de la bouée installée par le club et située au pied du Lion de mer. « Le rocher est caractéristique de la ville, vous ne trouvez pas qu'il a la forme d'un lion allongé ? », souffle Michel, l'un des moniteurs.
La question restera en suspens. Marisa et Romain ont déjà la tête ailleurs...
Le matériel passé en revue - le masque bien sûr, la fameuse bouteille (« qui contient 200 cent fois plus d'air comprimé que ce qu'elle devrait contenir », souligne Jean-Pierre), mais aussi la ceinture de plomb qui aide à gagner les profondeurs - les élèves n'attendent plus que le signal du départ. « N'oubliez pas les gestes pour dire si tout va bien ou pas », insiste le responsable. « Le moniteur reste toujours près de vous et vous tient par la main. »
Romain ouvrira donc le bal sans une once d'appréhension. Il faut préciser que, par mesure de sécurité, le minot ne descendra qu'à deux mètres sous les flots. « On ne peut de toute façon plonger qu'à partir de 8 ans. Et à 10 ans, deux mètressont la profondeur autorisée. Marisa, quant à elle, descendra jusqu'à six mètres. »
Pour voir quoi ? Des castagnoles, holothuries, cigales et moult crustacés. « Il y a une vraie recrudescence de cigales cet été... », précise par ailleurs le mentor.
























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