Dimanche matin à Biarritz, 9 heures. Le port des Pêcheurs est calme, les tables des terrasses sont alignées et au bout de la crique un petit groupe s'affaire. Au BAB Subaquatique, Gérard Portalis et les deux encadrants vérifient le matériel de plongée : bouteilles d'oxygène, combinaisons, masques, palmes, ceintures de plomb. « T'as le biberon ? », lance-t-il à Alexandre. Le biberon, c'est le surnom de la bouteille d'oxygène pour enfants. À 9 h 30, Benjamin Gabarra, 10 ans et demi, arrive, l'air sérieux, accompagné de sa famille. Il fait de la natation à Pessac (33) mais n'a jamais plongé. Il est excité mais ne laisse rien paraître.
Première étape : la combi
On attend les autres mais c'est l'heure de s'équiper. Benjamin commence à enfiler sa peau de néoprène, non sans mal. Gérard Portalis l'aide : d'une poigne sûre, il attrape les orteils du petiot et tire dessus pour faire passer le pied. Puis, en voyant des gens au loin : « Ah ? Des serviettes ! C'est pour nous ! » Son œil s'affûte depuis 1999. Il se trompe rarement. Alexis Yersin, 15 ans, en seconde à Lourdes, rattrape son retard et s'habille dare-dare. Ce sera son premier plouf.
























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