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Daniel Desbruyères : chercheur Ifremer

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Une journée type :
Une petite idée de ma vie au quotidien
- 07:00 du matin, "l'Atalante", navire amiral de la flotte de l'Ifremer glisse sur une houle à peine perceptible dans le Pacifique oriental par 12°59'N et 103°17W. C'est jour de plongée pour moi ; nous sommes en mer depuis une semaine et déjà quatre plongées ont été réalisées. Après un petit déjeuner léger, je revois avec le Chef de Mission les prélèvements et les observations à effectuer sur le fond, la disposition de l'instrumentation dans le panier du submersible placé sous la sphère.
- 08:00.Après une dernière check-list de l'équipe submersible, nous embarquons dans la sphère du Nautile qui est déplacé sur le chemin de roulement jusqu'à l'aplomb du portique. Nous nous casons dans cet espace réduit (2m de diamètre pour deux pilotes et un scientifique), déjà encombré par les racks informatiques, les apparaux de survie, les divers appareils de conduite. Le panneau est scellé, les bruits s'estompent. Le submersible est hissé par la life-line et se balance avant de toucher l'eau. Doucement, le Nautile prend sa plongée. La lumière s'estompe peu à peu, l'obscurité prend place. Par mon hublot j'aperçois la luminescence du plancton qui monte vers nous et qui par endroit représente une véritable féérie pyrotechnique.
- 09:00. 2600m de profondeur, nous sommes à proximité du fond, le pilote "pèse" le submersible pour lui donner une flottabilité neutre. En contact avec la surface nous positionnons le submersible dans son champ de balises acoustiques. Les "pings" des appareils donnent une impression irréelle. Les phares accrochent le fond, nous nous mettons en route vers la cible déjà repérée, un champ hydrothermal actif où le fluide chargé en particules sort à plus de 350°C du plancher océanique.



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