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Guillaume et Julie les apneistes

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Les amoureux se sont rencontrés sur une samba endiablée. Un premier contact inoubliable, même si la danse de Julie a donné quelques frayeurs à Guillaume. « En apnée, explique le jeune homme attablé dans un bistrot du vieux Nice, une “samba” est une perte de contrôle moteur à la suite d’un manque d’oxygène. Elle se ­caractérise par un mouvement saccadé de la tête, rappelant celui de la célèbre danse... » Et Guillaume de mimer le mouvement devant le serveur. « Tu ne te moquerais pas de moi, là ? » sourit Julie, assise à son côté. « C’était en 2000, poursuit-elle. Je plongeais et il faisait partie de l’équipe de sécurité, mais on ne se connaissait pas. Quand j’ai eu cette légère perte de connaissance, je suis tombée dans ses bras... » A l’époque, Julie n’est pas célibataire. Mais en 2006, les deux apnéistes se retrouvent enfin pour vivre leur histoire d’amour, sur terre et sous l’eau.

Guillaume Néry et Julie ­Gautier, c’est d’abord un goût prononcé pour les défis. « J’avais 14 ans quand j’ai expérimenté mes premières apnées... dans un bus ! ­explique le Niçois. Avec un copain, on se lançait des paris en rentrant du collège. Jusqu’au jour où il m’a demandé : “Combien de temps tu tiens sans respirer, toi ?” Il m’a battu en 2 minutes 09 ! Je m’en ­souviens encore... Dès que je suis rentré chez moi, j’ai commencé à m’entraîner dans mon lit avec un chrono. » Pendant ce temps-là, sur l’île de La Réunion, Julie est déjà une adepte de la pêche sous-marine en apnée. Avec son père, Alain, elle part en mer chercher la nourriture pour le soir. « C’était à qui ramènerait le plus beau poisson. Dès qu’il pêchait une carangue, il fallait que je trouve encore plus gros. » L’esprit de compétition et l’amour du large : pas étonnant que les chemins de ces deux-là se soient croisés.



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