Chaque jour, des milliers de plaisanciers flânent le long des quais en admirant les splendides yachts. Ce cliché carte postale n'est en fait que la partie visible de l'iceberg portuaire. Pour que le public ait de ce lieu mythique une image parfaite, dans les coulisses, aux heures où le commun des mortels est dans les bras de Morphée, les équipes municipales d'entretien du port s'activent. Celle du service technique, composée d'une quinzaine de personnes, s'occupe de vérifier toutes les installations électriques, équipements et la propreté du plan d'eau.
En contrat avec la mairie, l'entreprise Faucon est chargée du dragage, mais aussi des travaux subaquatiques, et du relevage des ancres.
Rencontre avec le patron, Nicolas Faucon
Nicolas Faucon en est le patron. Plongeur depuis son plus jeune âge, il a repris l'entreprise de son père, il y a 25 ans.
Le matin, il plonge pour relever l'ancre des bateaux avant leur sortie. Une quarantaine par jour en cette période. Cette opération est dangereuse : « La moindre erreur peut être fatale ; je me suis récemment pris une ancre sur la hanche car je ne m'étais pas assez éloigné au moment de la remontée. »
Un travail de longue haleine ; trop nombreuses, les chaînes des ancres s'emmêlent entre elles, il peut parfois passer une heure à essayer de relever une ancre bloquée dans les fonds du plan d'eau.
L'après-midi, il remorque les navigations en difficultés, et s'occupe de récupérer les poubelles sur les yachts dans la baie des Canebiers.
À bord de son bateau bleu, un plongeur et sa femme l'assistent : « Le plus embêtant c'est qu'on ne voit rien dans l'eau à cause des mouvements perpétuels des bateaux ; à la fin de la journée on ne voit même pas sa main devant son masque ».























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