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Photo en lac

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Une grande inspiration, un appareil photo, et quelques clichés la tête sous l'eau : à 25 ans, Rémi Masson fixe la faune et la flore des lacs et des rivières depuis quinze ans sur ses photographies. Né à Annecy, sur les bords du lac, il a commencé très tôt à partir à la recherche des écrevisses et autres habitants sous-marins. Ce professeur de biologie en Haute-Savoie trouve dans les lacs d'Annecy et du Bourget presque toutes les espèces de poissons. Sa principale difficulté : les eaux troubles, et la nécessité de s'approcher au plus près du sujet de ses photos pour dépasser la silhouette et saisir les plus infimes détails des habitants lacustres. « J'aime bien le lac du Bourget, surtout pour ses ambiances, confie Rémi Masson. J'ai fait de très belles photos de nénuphars, par exemple. On y trouve aussi beaucoup d'espèces, et des sandres de belle taille. » Le souci du lac du Bourget: il est souvent trouble. Bien plus que le lac d'Annecy, sauf au début du printemps. Toujours en apnée, avec un appareil photo numérique classique, Rémi ne se définit pas comme un professionnel de la photographie lacustre ou sous-marine. « Je n'ai pas de matériel professionnel, juste un petit numérique et un boîtier étanche pour le protéger, explique-t-il. J'ai commencé avec un jetable étanche, continué avec des petits appareils argentiques, puis je suis passé au numérique. » S'il se défend d'être professionnel, Rémi Masson a vu certaines de ses photos illustrer des magazines de pêche, comme Carpe magazine. « J'aime bien ce type de pêche, car on ne tue pas le poisson que l'on attrape, se justifie-t-il. Cette attitude a d'ailleurs tendance à se développer : on met beaucoup en avant le « no kill » et le respect du poisson. »



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