Démotel, Bénitier, Jardins de corail, Japonicus ou Cap Thérèse, les environs directs de Grand-Bois à un quart d’heure en bateau du port de Saint-Pierre ne manquent pas de site de plongée aux noms évocateurs. On en recense cinq mais la cartographie des lieux est loin d’être exhaustive. Passé la barrière de corail qui protège un lagon très peu fréquenté et encore parfaitement conservé, on pénètre alors dans le terrain de jeux des plongeurs sudistes. L’association nautique de Saint-Pierre (ANSP), l’une des rares structures de ce type en matière de plongée sous-marine y emmène régulièrement ses membres. Et de l’avis des spécialistes, certains sites n’ont rien à envier aux “classiques” de la côte Ouest.
Dans le sillage des raies aigles
“Ce qui frappe surtout lorsqu’on s’aventure du côté de Grand-Bois c’est qu’il y a beaucoup de relief, idéal pour les plongées profondes, explique Julien Girardot, moniteur et responsable de l’activité plongée au sein de l’ANSP. “Ça chute très vite sitôt la barrière passée et se retrouve alors face un tombant d’une vingtaine de mètres avec des récifs qui abritent une faune riche car l’endroit est encore peu exploité”. Au fond, les canyons sous-marins aux reliefs escarpés se succèdent, ravines fuyantes vers les profondeurs de la mer donnant l’impression de plonger sur les pentes d’une montagne engloutie.
























0 commentaire