![]() |
Tony vouloir Julie pour femme. La demande se fait par douze mètres de fonds. Sur un lit de posidonie, avec deux dorades pour témoin et dans une myriade de bulles d'oxygène, le jeune ingénieur hélico de l'armée française sort son écran amphibie. L'annonce faite à l'héritière des vins de La Bastide neuve (Côtes de Provence) ne manque pas de panache. Les deux détendeurs (embouts) se collent l'un à l'autre. L'affaire est scénarisée dans le bleu pétrole des sites de plongée des îles d'Or, au large de Hyères. Et les tourtereaux des ondes remontent, sous les aplaudissements de l'équipage.
Expatriés au Koweit, Tony et Julie sont des plongeurs confirmés : Mer Rouge, Mexique, Polynésie... Mais c'est dans l'île de Porquerolles et sa voisine Port-Cros qu'ils sont venus unir leur destinée. "Il n'y a qu'ici qu'il est possible de voir des mérous d'aussi près, je peux presque les toucher", explique le militaire. "Evidemment, ici c'est plus froid", commente la future mariée, peu habituée à des plongées à moins de 20 degrés. Programmé, l'événement n'est pas très courant. "Une fois, on a eu un prétendant qui avait disposé une bague de fiançaille dans un coquillage, il l'a ouvert devant sa promise en plongée profonde", raconte Franck, de Porquerolles Plongée, le club de l'île.
Tous les amoureux de la grande bleue connaissent les îles de Hyères et leurs spots exceptionnels. Comme La Gabinière, où aujourd'hui Hugo, 13 ans, a vu son premier mérou marron avec tâches orangeâtres par sept mètres de profondeur. La prochaine fois, ce sera une murène, un congre, deux poulpes mâles en pleine bagarre... L'ado peu bavard est tombé amoureux de la plongée voici peu : "Respirer sous la mer, c'est quelque chose", dit-il sous l'oeil admiratif de sa grand-mère Maryse qui, elle, ne mettrait sa tête sous l'eau pour rien au monde.
suite

























0 commentaire