Marseille et les profondeurs, c’est une longue histoire qui remonte à la plus haute Antiquité. Sous la rade, mille et un trésors font le bonheur des archéologues sous-marins.
On y trouve des épaves de toutes les époques et malgré les nombreuses explorations, les fonds marins ne livreront jamais tous leurs secrets. Les plus grands, du commandant Cousteau, précurseur de l’archéologie sous marine avec les fouilles du Grand Conglué en 1952 - auxquelles participait déjà Albert Falco qui deviendra, le capitaine de La Calypso - à Luc Vanrell, inventeur d’épaves qui a découvert le Lightning-P38, l’avion de Saint-Exupéry près de l’île de Riou en passant par Henri Germain Delauze, pionnier des travaux sous-marins et fondateur de la Comex, Georges Beuchat, inventeur du premier fusil sous-marins ou François Clouzot, l’âme du magasin au Vieux Plongeur tous sont des familiers des abysses marseillais.
Une passion qui ne les a jamais quittés. L’importance des vestiges sous-marins a d’ailleurs incité André Malraux, alors ministre de la Culture, à installer, en 1966, le DRASSM (Département de recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines) à Marseille. C’est le plus ancien service au monde de gestion du patrimoine sous-marin. La rade fait le bonheur des archéologues mais éveille aussi convoitise des "pilleurs d’épaves".
Ils sont nombreux ceux qui n’hésitent pas à remonter en douce des objets qu’ils monnayeront au prix fort auprès d’antiquaires peu scrupuleux ou de collectionneurs peu regardants. Mais revenons à la plongée, la vraie, celle des amoureux de la mer et de ses sites. Plonger c’est aussi découvrir la faune et la flore de ce Monde du Silence que l’équipe Cousteau, avec le cinéaste Louis Malle ont filmé au cœur du XXe siècle.
























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