La sèche à l'huile (1). Ce n'est pas le nom d'un nouveau produit de la mer, mais du site phare de la plongée situé au large de la pointe des Sardinaux. Là, chaque jour, des centaines de plongeurs s'émerveillent de la richesse des fonds. Des fonds pouvant parfois s'avérer dangereux. Comme lundi 2 août, lorsque des hommes-grenouilles ont découvert un énorme obus. « Il n'était pas facile à détecter, car, avec le temps, il ressemblait à un rocher à la forme allongée. Ce qui nous a surpris c'est que personne ne l'a remarqué compte tenu de la fréquentation sous-marine de cet endroit. On a immédiatement prévenu le groupement des plongeurs démineurs (GPD) de la Méditerranée », explique Hervé.
Trois bombes désarmées
Quatre jours plus tard, vendredi, les hommes du GPD étaient à pied d'oeuvre. Dans un premier temps, ils ont sécurisé la zone. Les cinq plongeurs, accompagnés d'un infirmier, sous les ordres du maître Stéphane Henkart ont immédiatement repéré l'engin suspect. « Lorsque nous l'avons ôté de la roche, on a constaté qu'il était désamorcé donc inoffensif. En revanche, mes plongeurs ont découvert juste à proximité deux autres bombes en état de marche. On a aussitôt procédé, au large, à un contre-minage, opération qui consiste à neutraliser définitivement les obus. Deux des trois bombes étaient des Vazoux datant de la Première Guerre mondiale. Pour la troisième, il s'agissait d'un engin américain de 140 livres largué lors du conflit 1939/45. »























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