ENTREPRISE : Auto-entrepreneur, le plongeur hyperbare Pascal Perrigaud est au port l'ouvrier sous-marin
Il faut l'admettre , l'eau est fraîche, à peine 12°, qui s'insinue traîtresse entre les épaisseurs de néoprène. Bien sûr, l'hiver, « c'est un peu plus cher ! » , lâche, rigolard, le bonhomme en glissant du ponton dans l'eau du bassin, éponge à la main, à côté d'un joli 12 m. « Dimanche, il régate et sa coque doit être immaculée, débarrassée des petites algues ou de la pellicule de gras qui aura pu se former. » Le skipper ne gagnera pas un dixième de noeud, sinon psychologiquement, mais Pascal Perrigaud empochera quelques dizaines d'euros, au bout de son glacial effort.
Depuis septembre, ce Nantais de 42 ans s'est installé en auto-entreprise, ouvrier sous- marin, plongeur bricoleur du port de plaisance, à la faveur de l'instauration de ce statut ; finis les coups de palmes gracieux pour
les copains, comme, ce jeudi matin, une anode à changer ou une hélice à nettoyer. Quand il n'est pas dans les rayons de son hypermarché, "Paco", "Enzo" - il ne manque pas de surnoms - plonge, sa passion, pour tous travaux et arrondit ses fins de mois.
« C'est ici que j'ai appris à plonger, à La Palanquée, même si c'est chez Ecosystème, l'été, que je suis moniteur bénévole. » Pour lancer sa petite entreprise, « pas besoin de grand-chose » , sinon le diplôme de plongeur hyperbare, obtenu auprès de l'Institut national de la plongée professionnelle, qui lui donne le droit de travailler jusqu'à moins 60 m. Profondeur assez peu courante sous les anneaux du port...
























0 commentaire