Un danger invisible guette les nageurs qui s'aventuraient un peu trop loin du bord de la plage du centre-ville. Il s'agit de macro-déchets, charriés par le Préconil en crue lors des deux inondations de septembre et octobre derniers, et enfouis dans le sable.
Heureusement, le problème ne se pose pas pour l'instant puisqu'en plein hiver, les candidats à la baignade ne sont pas nombreux. Mais si les beaux jours, tant attendus, arrivent, les premiers vacanciers pourraient avoir des velléités de bains de mer.
Ces objets hétéroclites ont été recensés par les plongeurs de la police municipale lors de huit repérages sous-marins effectués entre le 1er et le 26 février, soit 38 heures de plongée au total dans des conditions pas toujours faciles. « On n'y voyait pas plus loin que sa main », souligne Thierry Carmignani directeur de la police municipale.
Epaves de voitures, containers, cheminées...
Ces rebuts ont été répertoriés et un positionnement GPS effectué, mais il faudra tout recommencer, compte-tenu des coups de mer de ces dernières semaines. Pour preuve, une épave de voiture, qui était ensablée, est remontée à la surface avec la tempête de la semaine dernière. Elle a été enlevée (« Var-matin » du 5 mars).
Il y a de tout dans les fonds marins, un véritable inventaire à la Prévert : deux épaves de véhicules, des arbres de plusieurs mètres, des structures métalliques, une dizaine de fûts métalliques de type baril de pétrole, une cuve à mazout d'environ 500 litres, une caisse en métal ( 2 m de long sur 1 m de large), des bouteilles de gaz, des cheminées (provenant du stock de l'usine Brisach), des containers à ordures de 500 litres, des pneumatiques de toutes tailles, des vélos, un essieu, des matelas. Mais peut-être aussi des bidons contenant des produits toxiques.





















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