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Pour rester dans sa bulle...

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Depuis deux semaines et pour une semaine encore à « Plein Air sans limites », nous vous parlons de plongée sous-marine, un sport que j’affectionne particulièrement.

J’aime découvrir les fonds sous-marins du Québec ou d’ailleurs, nager aux côtés de poissons exotiques ou de phoques taquins, admirer les couleurs et les formes incroyables des anémones qui profitent de nos courants arctiques pour fleurir sur les rochers immergés ou contempler un fond parsemé d’étoiles de mer qui finit bien de me convaincre que je suis au septième ciel…

La plongée est une activité magique, accessible, mais qui recèle aussi ses pièges et ses dangers si elle n’est pas pratiquée de façon sécuritaire. L’un des mandats de la Fédération québécoise des activités sub-aquatiques (FQAS) est justement de veiller à cette sécurité si précieuse en plongée et c’est dans cette optique que la Fondation Bulles d’air est née. En partenariat entre le Centre de médecine de plongée du Québec (situé à l’hôpital Hôtel-Dieu de Lévis), de Air Médic (dont on vous a déjà parlé à Plein Air sans limites) et de la FQAS, elle se préoccupe d’éducation autant auprès des milieux scolaires que sportifs et corporatifs et veut poser des gestes concrets pour améliorer la sécurité liée à la pratique des activités subaquatiques.



Civières hyperbares

L’un de ses premiers gestes sera de lancer une campagne de financement afin d’équiper le Québec de deux civières hyperbares qui resteront en permanence aux Escoumins et à Percé, deux hauts-lieux de la plongée au Québec. Sans entrer dans des considérations trop techniques, soulignons que trois types d’accidents peuvent survenir lors d’une plongée, soit une embolie gazeuse artérielle, un accident de décompression ou une décompression omise, c’est-à-dire un palier non respecté lors de la remontée. « Plus rapidement on interviendra auprès du plongeur, explique le Dr.Mario Côté du centre de médecine de plongée du Québec, meilleures sont ses chances de bien s’en sortir. Les statistiques démontrent qu’au-delà d’à un délai d’intervention de 4 heures les risques de séquelles se chiffrent déjà à 25%. Il faut idéalement intervenir en dedans d’une heure pour avoir des chances optimales de récupération. »

À titre d’exemple, évacuer un blessé des Escoumins par ambulance nécessite quatre heures sans compter qu’il faut traverser Charlevoix avec ce que ça implique de variations d’altitude, néfastes bien sûr au plongeur en détresse. Les conséquences risquent d’être plus grandes. « La civière hyperbare permet d’amorcer le traitement du blessé sur place, poursuit le Dr.Côté, et de rendre son transport vers le Centre de médecine de plongée de façon très sécuritaire. Le plongeur peut même être évacué par hélicoptère, ce qui serait impossible autrement. Le temps ainsi gagné est très précieux. Des traitements peuvent aussi être donnés sur place sous la supervision de techniciens adéquatement formés. »

 

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