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Récifs artificiels

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Gérard Fourneau a deux passions : la chasse à la bécassine dans les marais de l'Adour et le surf casting sur la côte landaise. C'est la pêche au lancer depuis le bord de mer. "De préférence la nuit, de préférence à partir d'octobre. On lance dans la vague à 100-120 m avec des plombs de 125-150 g. C'est physique."
Bars, soles, dorades, congres, maigres, petits turbots, bonites ne manquaient pas et le plaisir était d'autant plus grand que la pièce était grosse et combative. "Jusqu'en 1993, je n'étais jamais bredouille. Après cinq ou six heures de pêche, je ramenais toujours quelque chose."

Et puis les prises se font plus rares, il doit se rendre à l'évidence : le poisson est parti.

Retraité du personnel civil de l'armée, ce n'est pas un homme à se laisser abattre. Comment faire revenir la faune sur les fonds plats et sableux des Landes ? Gérard Fourneau avait entendu parler des récifs artificiels que les Japonais installent apparemment avec succès autour de leur archipel.

En 1996, il crée une association loi 1901 – Aquitaine Landes Récifs (ALR) – regroupant des pêcheurs traditionnels et de surf casting, des plaisanciers, des plongeurs, des biologistes, tous mobilisés pour la protection de la faune avec le soutien de la région et du département. Sa mission : installer des récifs artificiels sur la côte landaise, favoriser le repeuplement et protéger la faune et la flore marines.

Un récif artificiel se définit comme une "structure immergée, placée délibérément sur le fond de la mer pour mimer les caractéristiques des zones naturelles". Elle entraîne toute une série de modifications physiques et biologiques du milieu et permet l'installation de réseaux trophiques créant un nouvel écosystème. Le récif devient un nouvel abri, une aire de ponte, de fixation, d'alevinage et de grossissement.



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