L’Amazone III, alias S-639, est-le troisième bâtiment de la bande des quatre. Comme ses quatre sister-ships il est construit dans l’Arsenal de Cherbourg. Amazone entre en service actif en juillet 1959. De 1959 à 1963 le sous-marin est basé à Mers-El –Kébir et participe à la surveillance des côtes pendant la guerre d’Algérie.
En 1963 il regagne Toulon, ou il subi 2 carénages, puis effectue ses missions en Méditerranée. En 1975 la flotte des sous-marins en Méditerranée se compose de 4 bâtiments de classe Aréthuse et de sept bâtiments de classe Daphné. Pendant cette année la Marine Nationale ouvre ses portes exceptionnellement, le public peut visiter l’Amazone mais aussi: Argonaute, Flore, Diane, Doris et Venus.
En 1980 l’Amazone est désarmée, en 1981 sa coque est débaptisée et reçoit le numéro Q- 616. En première instance le sous-marin est donc condamné à la mort par démolition. .Mais en 1985 le paiement pour la coque n’est toujours pas effectué. Les autorises changent alors d’avis et révisent leur sentence: l’Amazone servira comme cible de tir! En 1989 pendant la guerre de Liban la France décide d’affirmer sa présence au Moyen Orient. Le Var, Le D’Estienne d’Orves et le Duquesne sont prévu pour le départ. Le 9 août le Mérou remorque la coque d’Amazone, escorté par la Girelle. A la tombée de nuit la frégate Duquesne sort discrètement de l’arsenal.. Le lendemain matin les navires reviennent à Toulon, après avoir accompli la sale besogne. L’Amazone a servi de test pour le missile Malafon. La mission sur les côtes libanaises peut commencer.
L’Argonaute III, alias S-636, est le premier sous –marin de la classe precedement décrite. Il fut sponsorisé par le contribuable (budget de 1953) et achevé en 1958, Ce type de sous-marin, révolutionnaire pour l’époque était conçu pour naviguer au schnorchel. La ligne de sa coque et le dessin de l’hélice en faisaient un sous-marin très maniable et discret en plongée. De 1959 à 1985 l’Argonaute effectue son service à l’Escadrille des. Sous-Marin à Toulon. Sa mission principale: la chasse aux sous-marins ennemis. Il comptabilise plus de 32000 heures en plongée.
Grâce à la mobilisation des gens de bonne volonté un sursis fut accorde à l’Argonaute en 1982. Une barge arriva à Toulon depuis Dunkerque. Le sou-marin fut installe confortablement pour son dernier voyage vers le futur –direction le Site des Sciences de la Villette. Après une longue randonnée maritime via La Manche, Le Havre, l’Argonaute suit la Seine en direction de Paris. La dernière étape le Canal St Martin. Les Argonautes, selon le mythe, sont partis à la recherche de Toison d’or. Le S-636 a retrouvé la paix, bien mérité.
Les naufrages tragiques
Plusieurs sous-marins reposent près de cotes varoises, déclarés «perdus corps et biens»
1.Décembre 1946. 2326- ex U-boot allemand de classe XXIII, donné à la France pour expérimentations. Le naufrage a eu lieu près du Cap Cepet, dix-sept victimes. La cause probable de cette catastrophe: écrasement par la pression. Après cet accident un deuxième U-boot, utilisé par la Marine Nationale a reçu les ordres de ne pas dépasser le 150m de profondeur. Epave très profonde, inaccessible en plongée.
2.Septembre 1952. Sibille, S 617, coule au large de Camarat, 46 victimes. Ce sous-marin fut prêté à la Marine Nationale par Royal Navy, son ancien nom HMS Sportman. Epave très profonde. Position non connue.
Royaume pour un sous-marin!!!!
Rubis or not Rubis? Oui, c’est mon dernier mot, Steph!
Incontournable Rubis est le seul bâtiment coulé volontairement dans ce véritable triangle de Bermudes Varois (2326, Sibille, Eurydice et Minerve. C’est aussi seul épave du sous-marin accessible en plongée dans cette région.
Le Rubis fut construit en 1928 à Toulon.. C’était un sous-marin mouilleur de mines de la classe Saphir, qui comptaient six bâtiments, cinq baptisés de noms des pierres précieuses ( Rubis, Saphir, Turquoise, Diamant et Perle). Le sixième- Nautilus est hommage à Jules Verne.
Le Rubis entre en service active en 1931, il sera basé à Toulon. Ce sous-marin pesait presque 800 tonnes, s a longueur avoisinait 70m. En surface il était propulsé par 2 moteurs diesel, de 650 CV chacun. En immersion il se déplaçait grâce aux 2 moteurs électriques Schneider, de 500CV chacun. Sa vitesse 12nds en surface et 9 en immersion. Sa profondeur maximum en plongée: 80m. En 1936 Rubis en compagnie de ses sœurs est envoyé à Cherbourg ou il s’entraîne aux mouillages de mines. Au début de la guerre 39-45 Rubis est appelé en Méditerranée puis regagna la Tunisie, et après l’Angleterre, qui a besoin de mouilleurs de mines. Pendant la guerre Rubis effectua plusieurs missions et fait couler une trentaine de bâtiments ennemis en Atlantique Nord. En 1945 il regagna Oran. Il sera désarmé en 1950 pour servir de base d’entraînement. En 1957 il fut condamné et de justesse échappa à mort par la démolition. En fin de janvier 1958 Rubis est remorqué vers Cap Camarat. La pierre précieuse devient un bijou pour les plongeurs.
Inutile décrire une plongée sur le Rubis. Cette épave est considérée comme une des plus belles au monde. Depuis quelques années son état s’est dégradée considérablement. Rubis est le must de tous les centres de plongée locaux. Depuis peu il est visité aussi en apnée. Alors: Rubis - or not Rubis?
( à suivre)
























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