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Un clin d'oeil à Kurt AMSLE

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Une des plus grandes catastrophes écologiques sous-marines reste totalement invisible. A travers ses images et ses campagnes de sensibilisation, Kurt Amsler fait remonter le problème en surface.        

Et merci pour l'équipe de www.sharingz.com pour les photos.

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Un mérou rouge, aux Maldives. Les organisations environnementales se réfèrent souvent à la densité de population des mérous comme indice de la santé des récifs qu’elles étudient. Autrefois abondante, cette espèce est devenue rare et selon cet indice, seulement 5 % des récifs sont en bonne santé.

Le genre humain se moque totalement de ce qui peut arriver aux océans. Bien sûr, nous avons de la sympathie pour les habitants au sang chaud d’un milieu qui par ailleurs sert non seulement de garde-manger et d’égout, mais aussi d’autoroute marine, de poubelle chimique, de terrain d’essais nucléaire et de terrain de loisirs. Un jour, l’humanité se réveillera, mais il sera trop tard. Les défenseurs de la nature élèvent la voix pour dire qu’il faut agir sans plus tarder. Le Suisse Kurt Amsler est des leurs.
Ce photographe est plutôt productif, avec une douzaine de livres, une bonne centaine de prix et une brochette de clients prestigieux sur son CV, parmi lesquels Mercedes-Benz, Nike et Bacardi. Amsler fait partie des professionnels qui ont choisi de consacrer une bonne part de leur temps à la protection de l’environnement.
Parmi les projets animaliers d’Amsler, l’image publique du requin tient une bonne place. En quelques décennies, les efforts conjugués du cinéma occidental et de la cuisine orientale ont fait du squale un dangereux ennemi de l’homme et un mets raffiné. Même si sa popularité tient autant à sa présumée vertu aphrodisiaque qu’à sa saveur. Résultat, on assiste à la décimation d’une espèce qui a prospéré dans nos océans pendant six millions d’années.
« L’image de tueur qu’on a collée au grand requin blanc est difficile à corriger, dit Amsler. Pourtant, il ne cause que deux ou trois blessures par an. Le prédateur assoiffé de sang est un autre mythe – avec cette idée que l’odeur du sang met le requin dans un état de frénésie.

 

« Nous avons toujours utilisé le poisson et le sang pour attirer les requins, dit Amsler, mais ‰ en plus de mille plongées, même en présence de plusieurs requins, nous n’avons jamais été attaqués.
« De par sa place au sommet de la pyramide alimentaire, le requin est essentiel dans l’écosystème, poursuit-il. Si vous supprimez ce sommet, les conséquences se répercutent jusqu’à la base et compromettent tout le système. »
Le requin contribue aussi à la bonne santé des océans, en éliminant les individus faibles ou malades. Un requin peut détecter un rythme cardiaque anormal, signe d’une faiblesse qui déterminera le choix de sa proie. Contrairement aux idées reçues, les requins ne sont pas des combattants téméraires. »

La protection du corail est un autre hobby de ce photographe. Certains massifs vieux de 200 millions d’années sont les écosystèmes les plus anciens et les plus productifs, de la planète. Or, un quart des massifs de la planète ont déjà disparu et ceux qui subsistent sont en danger. Avec le réchauffement, si la pêche et la pollution maintiennent leur intensité actuelle, ils finiront par tous disparaître. Amsler participe à des projets alternatifs pour la survie de la faune des récifs coralliens. Il a, par exemple, organisé le sabordage d’un bateau au large des côtes turques pour remplacer un massif par une nouvelle structure. L’épave donne au corail un regain d’énergie, et contribue au retour de la vie sur le littoral. « La destruction des massifs de corail est un problème global, dit Amsler. A titre individuel, on peut seulement soutenir les organisations écologistes les plus actives. »

Kurt AMSLE

 

KURT AMSLE : Photographie sous-marine et photojournalisme sur l'environnement

Article de Thyss

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