Sous les eaux turquoises de l’océan Indien léchant les côtes réunionnaises, autour des récifs coralliens, se cachent tout un monde mystérieux et sublime. Pour partir à sa découverte, il faut enfiler une combinaison , des palmes et porter une bouteille. Immersion.
Un soleil d’hiver austral baigne les pontons du port de Saint-Gilles ce matin. Il est 8 heures, et déjà ça fourmille dans les centres de plongée installés aux abords. Je m’apprête à plonger dans le domaine de Neptune, plus précisément dans les eaux chaudes de l’Océan indien, derrière la barrière de corail. J’embarque sur le Yo, l’un des trois bateaux du centre de plongée Aress (Association réunionnaise enseignements sports subaquatiques). A bord, neuf candidats à la découverte de ce sport aquatique et des beautés coralliennes. Certains ont déjà de nombreuses “heures de vol” derrière eux. D’autres, comme moi, testent tout juste leur capacité à s’immerger dans le monde du silence. Trois moniteurs encadrent l’expédition. En quelques minutes, le navire a couvert les quelques encablures qui séparent la terre ferme de l’un des sites de mouillage - aménagés pour protéger le corail et permettre la pratique de la plongée - au large de Saint-Gilles. “Nous voilà à Petit moteur. Prêts pour la descente”, lâche le sourire au lèvre Nicolas, l’un des trois moniteurs qui mènent la danse. Fini de jouer, il va falloir enfiler la combi, la bouteille à air comprimé et les palmes pour s’enfoncer dans les eaux turquoises.
Mais auparavant, petit cours accéléré du langage des signes utilisé par les plongeurs et quelques conseils. Un marmaille d’une dizaine d’années, Valentin, joue les fiers à bras : “Je connais tout ça, on y va.” Patience, cette formation accélérée ne dure que dix petites minutes. Pas le temps de se rebiffer, d’esquiver, donc.























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