En débarquant de l'hydravion sur l'île Dhunikolhu, dans l'atoll de Baa, la première chose à faire consiste à se débarrasser de ses chaussures et même de ses sandales, ce que les plus récalcitrants concèdent en moins de 24 heures. Au paradis, on ne garde pas ses souliers!
Pour marcher sur le tapis de poussière de corail des sentiers intérieurs de l'île, rien ne vaut les pieds nus qui sont de rigueur dans tous les intérieurs, de la chambre à la salle à manger, après qu'on les ait aspergés d'eau douce pour les dessabler sur le seuil. Voilà qui donne le ton.
Lorsque le guide, portant le sarong - jupe traditonnelle étroite - nous fait visiter notre petite villa légèrement en retrait de la mer, difficile de dissimuler un rictus nerveux de jouissance spirituelle tant ce qui se dévoile correspond en tout point à l'image sublimée des vacances de rêve.
Sous le toit cathédrale en chaume de ce bâtiment inspiré de la tradition maldivienne des maisons de corail, on ne trouve qu'une seule pièce occupée principalement par un immense lit bordé d'un rideau de mousseline. Le mobilier exotique est disposé tout autour. Pour aller à la salle de bains, il faut franchir la porte arrière et sortir à l'extérieur puisque douche, bain immense creusé et cabinet d'aisance sont situés dehors, en plein air, dans un petit jardin privé entouré d'un muret blanc qui assure toute l'intimité. Une très étonnante surprise...























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