Laurent Ballesta a répondu à l'invitation du port de Marseille pour explorer les recoins du port de Marseille. «J'ai répondu «absolument oui» car cela me donnait accès à des zones interdites, pour risques terroristes essentiellement (oléoducs, usines chimiques...). Mais je voulais être sûr de pouvoir m'exprimer librement, indépendamment du port de Marseille. Une fois que cette condition m'a été assurée, j'ai commencé les plongées.» Une exploration qui n'a pas été sans rebondissements puisque Laurent Ballesta a été sorti de l'eau à deux reprises par des gendarmes, arme au poing. Ils n'avaient pas reconnu le plongeur.
Des réfugiés et des profiteurs
Sous l'eau, Laurent Ballesta a découvert un écosystème. «J'ai trouvé là des réfugiés, des rescapés, des robustes, des profiteurs, des opportunistes, des pilleurs, quelques délicats et même des fragiles», annonce-t-il en préface de son ouvrage. Lors d'une de ses premières plongées, il découvre de grandes nacres. «Leur taille record c'est 1 mètre 20, là, elles mesuraient la moitié, explique le plongeur. Elles ont une haute valeur patrimoniale.» En découle un cliché qui n'a rien à envier, côté mystère, au générique du dernier James Bond. «C'est une espèce très fragile puisque protégée par la loi, observe Laurent Ballesta. Et pourtant là, on la retrouve dans une zone industrielle.» Lire la suite






















