Actualités plongée


Biologie dans les gravières alsaciennes

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Les plongeurs sont désormais formés au respect de l’environnement. Leurs cours ont été conçus par l’association alsacienne Ried Bleu, fondée et présidée par Serge Dumont.
 « Une gravière ou un lac, ce n’est pas une piscine, c’est un milieu vivant », rappelle Serge Dumont. Ce moniteur de plongée, qui est aussi biologiste à l’Université de Strasbourg a montré la richesse insoupçonnée des profondeurs des gravières alsaciennes dans son film Les gravières du Ried (palme d’or du festival de l’image sous-marine d’Antibes en 2007). Une révélation pour le grand public, et pour les plongeurs : personne n’imaginait toute la diversité biologique de ces grands trous d’eau que l’on croyait tapissés juste de galets.

Un DVD pour apprendre
Au fil des plongées, Serge Dumont a constaté les dégâts provoqués par des sportifs non initiés à cet environnement. Avec l’association Ried Bleu, il a rédigé une charte du plongeur responsable et a proposé de former les moniteurs au respect de l’environnement. Depuis le début de cette année, cette approche fait partie intégrante de la préparation aux brevets de la Fédération française d’études et de sports sous-marins (FFESSM). Ried Bleu a réalisé sur DVD un cours sur les milieux aquatiques en eau douce. Le DVD sera distribué à tous les clubs de France qui rassemblent près de 150 000 licenciés.

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Plongée avec le Coelacanthe à Punto de oro (Mozambique)

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Il fallait peut-être un grain de folie pour partir sur la piste du coelacanthe, un poisson préhistorique dont l’espèce est vieille de soixante millions d’années, niché dans les grandes profondeurs. Filmé pour la première fois via un sous-marin en 1985, ce spécimen n’avait encore jamais été approché par des plongeurs.
Laurent Ballesta et son équipe ont pourtant relevé le défi pour « Ushuaïa Nature ». Pour le numéro consacré ce soir au canal du Mozambique, le biologiste marin est descendu jusqu’à 120 m de fond et a filmé le poisson mythique au large de l’Afrique du Sud.
« On a mis plus de dix ans à mettre au point de quoi effectuer ce genre de plongée avec un scaphandre recycleur à circuit fermé qui permet d’être autonome et discret, raconte le spécialiste des immersions profondes. Il faut aussi un bon entraînement : être dans l’eau tous les jours, courir, faire de la gym. » Son face-à-face avec le coelacanthe ? « C’était un fantasme, avoue-t-il. Ce poisson constitue la plus grande découverte zoologique du XXe siècle ! Il est rare (NDLR : il en existerait 1 000 au plus dans le monde), inaccessible car il vit à plus de 100m de fond et tient une place particulière dans l’évolution. C’est un animal charnière entre la vie aquatique et terrestre. »
Il faudra plusieurs mois d’approche pour obtenir les autorisations de plonger, en janvier dernier. « Je n’avais jamais mené d’expéditions aussi stressantes, assure le biologiste marin. Le principal danger, c’est l’accident de décompression. Quand on est resté trente-quatre minutes au fond, il nous a fallu cinq heures trente avant de sortir de l’eau ! Il y avait la houle, les courants, les requins…

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Métier : biologiste marin

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Monde - Aux quatre coins du globe, sous la surface des mers et des océans, les biologistes marins sont à l'œuvre. Leur but : améliorer les connaissances scientifiques sur le milieu marin.

Les cinq océans majeurs (Pacifique, Atlantique, Indien, Antarctique et Arctique) et les dizaines de mers que compte notre planète recouvrent approximativement 71% de la surface de la Terre. Des minuscules créatures composant le plancton aux géantes que sont les baleines bleues (Balaenoptera musculus), plus grands animaux vivants de notre ère, la biodiversité qu'ils hébergent est encore loin d'être totalement connue.

Autant dire que le travail ne manque pas pour les biologistes marins : palmes aux pieds et bouteilles sur le dos, à bord de laboratoires immergés ou de submersibles toujours plus perfectionnés.

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Caulerpa taxifolia

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Bénévoles des clubs de plongée du Pradet et d'Hyères, capitaine du port, représentants du Naturoscope et de l'association Telo Sub, responsables du parc national de Port-Cros, spécialiste scientifique de l'algue fléau... Hier, une quinzaine de personnes sont parties au large du port et des plages du Pradet dans la baie de La Garonne pour chasser visuellement la caulerpa taxifolia.

Détecter l'algue pour l'exterminer

Le principe est simple : les plongeurs partent en ligne repérer la présence de l'algue destructrice de biodiversité marine. S'ils la voient, ils signalent l'endroit par un galiteau (bobine jaune qui flotte sur l'eau) afin que la prochaine équipe de plongeurs professionnels intervienne pour exterminer la taxifolia par électrolyse, découpage manuel ou à l'aide d'une couverture enduite de sulfate de cuivre.

L'opération de balisage qui a débuté hier se poursuit jusqu'à vendredi. Priorité a été donnée aux zones de mouillages où les bateaux sont venus s'ancrer cet été ainsi qu'en bordure des herbiers de posidonies où la caulerpa taxifolia aime à s'incruster.

Cette opération, lancée en 2001, a porté ses fruits puisque seule une petite tâche de moins d'un mètre carré a été trouvée l'an dernier dans le port du Pradet.

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Semaine européenne pour les requins

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Venez participer à la semaine européenne pour les requins, du 10 au 18 octobre 2009
 
Un prédateur devenu proie: Remonter le courant
  
La plupart des populations européennes de requins sont en déclin à cause de la surpêche. Un tiers d’entre elles sont menacées d’extinction. Les lois européennes d’interdiction du finning, pratique qui consiste à prélever les ailerons d’un requin et à rejeter sa carcasse à la mer, sont parmi les plus laxistes au monde.
   
Nos espoirs reposent sur le nouveau plan d’action pour les requins, adopté par la Commission européenne, en grande partie grâce à votre soutien.
  
Ce plan prévoit d’importantes améliorations dans la politique de l’UE en faveur des requins, y compris l’interdiction du finning. Son succès dépend des actions menées par les ministres européens de la pêche et la Commission européenne ainsi que de leur collaboration. Le public européen doit les encourager à mettre en application les initiatives du Plan et à protéger efficacement les requins.
 
Semaine européenne pour les requins :

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Plongée dans le lac de Mesnil-Saint-Père

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« J'ai vu un poisson, de taille moyenne, zébré, avec une nageoire dorsale épineuse ». Paul ne connaît pas le nom du poisson qu'il vient d'observer et c'est le but du jeu.
L'objectif du stage organisé au lac de Mesnil-Saint-Père par la commission scientifique des plongeurs de l'Aube n'était pas d'apprendre à identifier au premier coup d'œil la faune et la flore marines.
Au contraire, il s'agissait « d'apprendre à regarder et à rapporter de l'information » sur la vie subaquatique, dans les lacs comme en mer. « L'idée c'est de savoir dire que les nageoires sont de telle forme, de telle couleur, leur position… », précise Vincent Genty, président de la commission départementale biologie, environnement subaquatique.
Être capable de décrire ce qu'on voit sous l'eau a un intérêt de portée environnementale. Même en ne connaissant pas les noms des poissons qu'ils croisent, les plongeurs peuvent quand même rapporter des éléments d'information utiles pour observer les modifications de l'écosystème. « Il s'agit de sensibiliser les plongeurs au respect de l'environnement pour pouvoir sauvegarder des sites en mer rapidement dégradés à cause du tourisme de la plongée », alerte Vincent Genty.
Sous le ciel ensoleillé de Mesnil-Saint-Père, dix curieux ont donc exploré les bords du lac grouillant de larves d'insectes, de libellules et de demoiselles, de grenouilles et de tritons, mais aussi de plantes rares.

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Les grandes nacres

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RAPPEL
Le plus grand mollusque du monde vit au large d'Agde Planifiée depuis des semaines par les responsables de l'Adena (Association de défense de la nature et de l'environnement des Pays d'Agde), une opération de suivi des grandes nacres, ces mollusques qui peuvent atteindre jusqu'à 1,20 m dans les eaux croates, a été organisée hier après-midi, au large de l'embouchure du port.
En présence d'une trentaine de plongeurs bénévoles, à qui l'on avait assigné des tâches bien précises en matière de notification du positionnement des bivalves, de leur taille et de leur environnement, ces grandes manoeuvres, qui n'avaient plus été organisées depuis 2001, devaient permettre de dresser un premier état des lieux de la population des grandes nacres sur l'herbier des Mattes.

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Plongée en Gravière avec Serge dumont (Alsace)

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Depuis trente ans, appareil photo et caméra en main, Serge Dumont tire du milieu naturel des gravières des images de toute beauté, qui lui ont valu la Palme d’or au Festival mondial de l’image sous-marine d’Antibes.

« Le terme de gravière a quelque chose de péjoratif, on s’imagine que ces trous creusés par les exploitants de sable et de gravier sont vides. Personne ne s’attendait à y voir une telle vie. » Serge Dumont s’amuse quand il se souvient de la Palme d’or que son film Les gravières du Ried, une biodiversité à découvrir a reçue au Festival mondial de l’image sous-marine d’Antibes, en octobre 2007. « Il y avait soixante pays, des images de mers chaudes, la surprise a été totale. »
Cette beauté cachée des gravières, le plongeur benfeldois en est conscient depuis longtemps : « Tout petit déjà… », le terme est certes éculé, mais ô combien valable pour lui. Gamin à Herbsheim, il accompagnait son père pêcheur à la truite dans la Zembs et c’est là qu’il a appris à nager. « En plongeant la tête sous l’eau, j’ai eu envie de voir les bestioles qui s’y trouvaient ; ado, j’ai tanné mes parents pour faire de la plongée. »
Chose dite, chose faite. En 1978, il passe son baptême de plongée… et ne s’arrête plus : moniteur à 21 ans avec son frère Roger — c’est d’ailleurs en faisant un baptême de plongée qu’il rencontre sa femme, Myriam -, et 3 500 plongées à son actif à ce jour, soit six mois de sa vie cumulés sous l’eau.
Mais l’homme n’est pas ce que l’on pourrait appeler un plongeur acharné : « Je ne plonge pas pour plonger, pour moi c’est simplement l’outil qui me permet de découvrir le milieu aquatique. » Sa vie tourne autour de cette passion : ce qu’il a vu sous l’eau a décidé de sa vocation de biologiste, qui l’a mené à un doctorat de sciences et à un poste de maître de conférences à l’université Louis Pasteur de Strasbourg.
Le monde universitaire c’est très bien, mais cela reste un petit monde. Après avoir mitraillé les dessous des gravières avec un appareil photo, Serge Dumont passe à la caméra « pour montrer les scènes de vie, partager ces moments avec le grand public ».

« Les gens ne se lèvent pas le matin en se disant : "Aujourd’hui, je vais casser du gardon"»

En 2005, il crée l’association Ried Bleu, pour la découverte et la protection des milieux aquatiques alsaciens. Celle-ci a trois activités : pédagogique avec l’éducation à l’environnement, artistique avec les images montrées et scientifique avec le travail sur les milieux aquatiques.

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Cd de reconnaissance des éponge du Morbihan

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Comment mieux connaître les éponges du golfe du Morbihan ? Des scientifiques ont eu l’idée de créer un CD-Rom pour aider les clubs de plongée à identifier les spécimens et à communiquer des données.

@@START_COMMENTTEXTE@@END_COMMENTLe golfe du Morbihan est un petit paradis pour les scientifiques. « Il y a presque tout ici, explique Bertrand Perrin, enseignant-chercheur à l’université de Bretagne-Sud. Et les éponges sont le deuxième groupe d’organismes les mieux représentés après les algues. On y trouve 76 espèces, soit les trois quarts des espèces recensées dans le nord-est de l’Atlantique ». Le spécialiste estime avoir encore du pain sur la planche pour mieux connaître cet étrange animal que l’industrie a tenté de copier à des fins domestiques. Restait à trouver une méthode pour collecter des informations scientifiquement exploitables. « Les plongeurs amateurs nous ramènent fréquemment des photos et des témoignages. Mais ces données ne sont pas expertisées. D’où l’idée de créer un CD-Rom pour les aider à identifier les espèces et à nous transmettre les résultats de leurs relevés », note Bertrand Perrin. Lire la suite

Sauvegarder le Mérou : mission impossible?

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Interview de Philippe Robert – Président du GEM (Groupe d’étude du Mérou)

Castel Sainte-Claire, sur la colline surplombant la ville d’Hyères et les Iles d’Or. Un long chemin mène au siège du Parc National de Port Cros. On y accède à pieds – le sanctuaire oblige! Je m’y rends pour m’entretenir avec le Président du GEM.

Piotr Packowski: Vous êtes le Président du GEM depuis plusieurs années, en quoi consiste votre mission? Quelles sont vos méthodes de travail?

Philippe Robert: Depuis des années le mérou brun retient l’attention des gens du Parc, ainsi que celle des scientifiques du domaine maritime, des apnéistes, des chasseurs sous-marins et des organismes concernés par la pêche et la plongée. Notre première mission de comptage du mérou a été faite à Banyuls. Depuis 1983 nous effectuons un comptage annuel à Port-Cros, notamment à la Gabinière. Depuis 1993 nous organisons une mission tous les deux ans dans toutes les eaux du Parc. Pour mieux suivre l’évolution des populations, nous effectuons désormais les missions d’observation également dans les secteurs non protégés, par exemple en Corse, à la Ciotat ou encore à Monaco.

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