Génération Cousteau ou passionnés de la faune et la flore sous-marine, ils sont 145 000 licenciés en France à pratiquer la plongée sous-marine. C'est de loin le sport sous-marin le plus connu.
Pourtant, les sports sous-marins représentent quatorze disciplines différentes et toutes aussi attrayantes les unes que les autres, qui peuvent intéresser le public jeune, si tant est que l'on puisse leur donner la possibilité de les découvrir.
De la découverte à la pratique Après avoir organisé deux journées découvertes cette année, la ville de Lormont expérimente avec le Comité inter-régional Aquitaine Limousin Poitou-Charentes, le Comité départemental de la Gironde et le Cesal (club de plongée lormontais), une école multisports sous-marins destinée aux adolescents.
Elle proposera aux jeunes âgés de 12 à 16 ans une initiation aux différentes disciplines. Sous forme de cycles de cinq à six séances, les futurs adhérents pourront s'essayer à la nage avec palmes, l'apnée, le hockey subaquatique, le tir sur cible, la biologie subaquatique, etc.
Un baptême de plongée, c'est une balade de vingt minutes dans les profondeurs sous-marines. Une simple initiation avant le Niveau 1, qui permet de plonger avec un moniteur jusqu'à 20 m. Pour certains, ça devient une sacrée aventure... J'ai toujours eu peur de l'eau. Je panique dès que je n'ai plus pied. Et je nage comme un canard, avec une débauche de mouvements anarchiques qui laisse toujours mes amis stupéfaits. Alors, quand le grand manitou du service propose un baptême de plongée, version « J'ai testé pour vous », je saute sur l'occasion : ce défi est pour moi ! Direction Barfleur, petite ville côtière du Cotentin, dans la Manche.
Premier contact avec Claude, mon moniteur. Il me dévisage, me jauge de bas en haut et me lance : « Ah bah, pour vous, il faudra un L ! » Vexée comme un pou, j'enfile la combinaison en maugréant : ça colle et c'est tout mouillé. L'instructeur, un quinquagénaire bourru plus à l'aise sous la mer que sur une croisette, me dispense les recommandations d'usage. Souffler par le nez pour libérer les tympans, etc. Étrange comme ces conseils, pourtant vitaux, glissent sur moi.
Le calvaire débute quand Claude me leste d'une ceinture de plomb de 6 kg : il voudrait me couler qu'il ne s'y prendrait pas autrement. La bouteille à oxygène (« à air », me reprend l'instructeur), avec sa quinzaine de kilos supplémentaires, achève de me casser le dos. Je me dirige, bossue, jusqu'à la mer.
Le Mauritius Underwater Group (MUG) se dote d’une nouvelle promotion de moniteurs. (Photo : Les plongeurs du MUG avaient célébré la fête nationale sous l’eau le 12 mars 2009).
En cette fin d’après-midi du jeudi 22 avril 2010, le regard des automobilistes qui, après une longue journée de travail descendent le long de Railway Road, Phoenix, pour regagner leur domicile, est inévitablement attiré par ce Canon et cette ancre placés devant le siège du Mauritius Underwater Group, MUG pour les initiés.
Une après-midi banale ? Non, pas pour Patricia Pyamootoo, enseignante dans une école des Plaines Wilhems et monitrice de plongée bénévole au sein du MUG. Elle fait partie d’un groupe de neuf plongeurs du MUG qui viennent de passer le monitorat de plongée et ceci est le premier cours officiel qu’elle dispense.
Dans la salle de conférence, sise dans le coquet petit bâtiment en bois, qui fut, à l’époque coloniale, la maison du Postmaster de Phoenix, un groupe d’aspirants «Sports Divers» écoute avec la plus grande attention la monitrice de plongée leur présenter les grandes lignes de cette première leçon de plongée niveau 2. C’est loin d’être une après-midi banale dans la vie de ce club associatif qui, depuis 1964, a formé des centaines de plongeurs mauriciens et étrangers.
Dennis Wigg et Dave Locke, National Instructors de British Sub-Aquatic Club (BS-AC, la Fédération britannique de plongée), ont passé 15 jours dans notre île en mars de cette année pour assurer la formation des moniteurs de plongée du MUG. Patricia fait partie d’une promotion qui comprend également Nathalie Summers, Shyam Dhunuckchand, Béatrice Bastide, Bernard Chovelon, Angi Mellor, Johnny Alexandre, Julien Sinatambou, Vincent Staub.
Ces nouveaux moniteurs ont différentes occupations professionnelles dans le civil - enseignant, skipper, banquier, consultant, étudiant…-, et viennent s’ajouter aux 13 moniteurs que comptait déjà le club.
Les curieux étaient nombreux à se demander ce qu'était ce gros aquarium sur roues stationné sur le parking de la mairie samedi. Le camion-piscine, unique en France, du comité départemental d'activités sub-aquatiques, est venu tout spécialement de Cherbourg, à la demande de la municipalité et de l'office de tourisme, proposer des baptêmes de plongée sous-marine aux amateurs de sensations.
Tout au long de la journée, les enfants de plus de 8 ans et les adultes sont venus goûter à l'ivresse des grands fonds, toute modestie gardée puisque la profondeur du bassin ne dépassait pas 2,50 m ! Bien suffisant cependant pour tous les novices, hésitants, parfois, avant le plongeon.
Équipés de combinaisons, masques, palmes et bouteilles d'air comprimé, dûment briefés par Gilles Lepelletier, président du club de plongée Hippocampe de Granville et Rémy Lechartier, moniteur, qui les accompagnaient pour la plongée, ils ont évolué dans les 25 m 3 d'eau à 26 ° pendant une dizaine de minutes.
Des passionnés de plongée ont créé en Lituanie une galerie de photographies, installée sous les eaux du lac Plateliai dans l'ouest du pays.
"L'art est vécu de façon totalement différente sous l'eau", a déclaré lundi à l'AFP Andrius Albrikas, responsable d'une école de plongée locale.
Une vingtaine de photographies grand format, oeuvres d'artistes locaux, ont été installées sur de grands panneaux flottants au fond du lac.
L'idée d'une galerie sous l'eau est née après qu'un couple de plongeurs eut installé sous l'eau ses photos de mariage pour pouvoir les apprécier à chaque plongée.
"Je pense que les créateurs de vitraux, de peintures et des sculpteurs commenceront également à exposer leurs oeuvres. On pourrait créer des galeries mobiles que l'on déplacerait d'un lac à autre et dans différents pays", a dit M. Albrikas.
La sèche à l'huile (1). Ce n'est pas le nom d'un nouveau produit de la mer, mais du site phare de la plongée situé au large de la pointe des Sardinaux. Là, chaque jour, des centaines de plongeurs s'émerveillent de la richesse des fonds. Des fonds pouvant parfois s'avérer dangereux. Comme lundi 2 août, lorsque des hommes-grenouilles ont découvert un énorme obus. « Il n'était pas facile à détecter, car, avec le temps, il ressemblait à un rocher à la forme allongée. Ce qui nous a surpris c'est que personne ne l'a remarqué compte tenu de la fréquentation sous-marine de cet endroit. On a immédiatement prévenu le groupement des plongeurs démineurs (GPD) de la Méditerranée », explique Hervé.
Trois bombes désarmées
Quatre jours plus tard, vendredi, les hommes du GPD étaient à pied d'oeuvre. Dans un premier temps, ils ont sécurisé la zone. Les cinq plongeurs, accompagnés d'un infirmier, sous les ordres du maître Stéphane Henkart ont immédiatement repéré l'engin suspect. « Lorsque nous l'avons ôté de la roche, on a constaté qu'il était désamorcé donc inoffensif. En revanche, mes plongeurs ont découvert juste à proximité deux autres bombes en état de marche. On a aussitôt procédé, au large, à un contre-minage, opération qui consiste à neutraliser définitivement les obus. Deux des trois bombes étaient des Vazoux datant de la Première Guerre mondiale. Pour la troisième, il s'agissait d'un engin américain de 140 livres largué lors du conflit 1939/45. »
Si soleil et sable chaud restent les vraies « stars » de cet été, la plongée sous-marine, au succès plus humble, continue toutefois de faire rêver
Après un mois de juin un peu terne, la grande Bleue retrouve aujourd'hui des couleurs. Les dramatiques inondations et leurs répercussions étant passées par là, celle que l'on voit danser le long des golfes clairs a ainsi repris son rythme de croisière. Encadrés par des professionnels, comme ceux du Club sous l'eau au port Santa-Lucia - l'un des plus vieux de France du haut de ses 40 ans - les plongeurs novices, ou confirmés, se remettent à piquer une tête. Mais pour trente minutes au moins : n'est pas poisson qui veut !
A 6 m de profondeur
« Moi, je veux le faire parce que j'aime l'eau », affirme fièrement Romain, 10 ans, l'enthousiaste blondinet raphaëlois du bateau. Le capitaine et responsable du club depuis 2006, Jean-Pierre Marin, esquisse un large sourire. « Hier, j'ai essayé la plongée avec tuba et j'aimerais bien aller plus loin », complète aussitôt la vacancière parisienne Marisa, 29 ans. Le drôle de petit couple n'est ainsi qu'à une brassée de son baptême, effectué, comme à l'accoutumée, autour de la bouée installée par le club et située au pied du Lion de mer. « Le rocher est caractéristique de la ville, vous ne trouvez pas qu'il a la forme d'un lion allongé ? », souffle Michel, l'un des moniteurs.
La question restera en suspens. Marisa et Romain ont déjà la tête ailleurs...
Le matériel passé en revue - le masque bien sûr, la fameuse bouteille (« qui contient 200 cent fois plus d'air comprimé que ce qu'elle devrait contenir », souligne Jean-Pierre), mais aussi la ceinture de plomb qui aide à gagner les profondeurs - les élèves n'attendent plus que le signal du départ. « N'oubliez pas les gestes pour dire si tout va bien ou pas », insiste le responsable. « Le moniteur reste toujours près de vous et vous tient par la main. »
Romain ouvrira donc le bal sans une once d'appréhension. Il faut préciser que, par mesure de sécurité, le minot ne descendra qu'à deux mètres sous les flots. « On ne peut de toute façon plonger qu'à partir de 8 ans. Et à 10 ans, deux mètressont la profondeur autorisée. Marisa, quant à elle, descendra jusqu'à six mètres. »
Pour voir quoi ? Des castagnoles, holothuries, cigales et moult crustacés. « Il y a une vraie recrudescence de cigales cet été... », précise par ailleurs le mentor.
Huit candidats, issus de quatre clubs du département (Club de plongée Chaurien, CSA 3RPIMA, Groupe d'activités de plongée autonome, Groupe de plongée narbonnais) ont brillamment décroché leur diplôme d'initiateur, lors de l'examen qui s'est récemment déroulé à la piscine du Palais du travail de Narbonne. L'initiateur est le premier niveau d'encadrement de la fédération française. Il permet à son titulaire d'encadrer des baptêmes de plongée et de former des plongeurs débutant. Il est accessible à partir du niveau 2 de plongeur. Cette formation était organisée pour la première fois par Anne Glaud, nouvelle présidente de la commission technique départementale. Elle avait débuté par un stage initial en décembre 2009, à la suite duquel chaque candidat s'était vu attribuer un tuteur
de stage qui l'a suivi tout au long de la saison jusqu'à l'examen. Un stage intermédiaire, organisé le 5 mars dernier, leur avait permis de faire le point sur leurs connaissances et sur les éléments à approfondir pour l'examen.
Le Narco club quinocéen saisit l'occasion de montrer la plongée sous différents angles par une exposition à l'ancienne mairie. Une collection de scaphandres de différentes époques, des fusains sur fonds d'anciennes cartes marines, par l'artiste Gildas Chasseboeuf, et des photographies y seront présentées. Mercredi, au vernissage, les passionnés étaient présents. Comme Guy Larchevêque, plongeur professionnel, qui a connu le premier scaphandre, « celui à semelles de plombs et coque de bronze », que l'on trouve dans un album de Tintin. Quand on lui parle des risques et des dangers du métier, il s'étonne : « je n'ai jamais eu peur. Je faisais confiance à mon guide, Cosimo. »
Découvrir poissons et coraux avec masque , palmes et bouteilles sur le dos… ça vous tente ? Mais la plongée n’est pas un sport anodin. Alors avant de descendre dans les profondeurs, vérifiez que vous êtes parés... Excepté pour un simple baptême, vous aurez besoin d’un certificat médical de non contre-indication datant de moins d’un an. Un médecin généraliste pourra en général vous le fournir. Dans certains cas, vous devrez voir un médecin du sport voire un médecin fédéral. Il vérifiera vos antécédents sportifs et de santé, et procédera entre autres choses, à un contrôle ORL et cardiologique. Grossesse, épilepsie, asthme par exemple, constituent des contre-indications à la plongée. Pensez aussi à faire une visite annuelle chez le dentiste, en lui précisant que vous êtes plongeur. Ou que vous allez le devenir…
Quel équipement ? Vous aurez besoin de palmes, d’un masque , de gants, de bottillons, d’une combinaison - à moins de plonger en eaux vraiment chaudes - d’une ceinture de plomb sans laquelle vous ne pourrez pas descendre, et de bouteilles. Une partie de cet équipement vous sera prêtée par le club avec lequel vous plongez. Si vous pratiquez régulièrement et souhaitez acheter votre matériel, adressez-vous naturellement à un revendeur spécialisé.