La commission plongée de Var Tourisme tirait le bilan 2012 : la filière se bat contre la concurrence déloyale, l’évolution défavorable du Code du sport et mise sur la qualité.
La commission plongée de Var Tourisme, l'agence de développement du tourisme varois, tirait hier le bilan de 2012, à l'Espace nautique d'Hyères. Présidée par l'élu Michel Dalmas, également président de l'office de tourisme d'Hyères, la commission travaille au renforcement et au développement de cette filière importante et à fort potentiel pour le tourisme varois, mais sensible.
L'arbitrage du préfet
La plongée de loisirs regroupe en effet des sociétés commerciales et des associations dont les objectifs sont distincts, mais dont les rôles respectifs sont parfois flous. « Il faut savoir que la plongée existe depuis cinquante ans dans la région. Le système lucratif est arrivé il y a une vingtaine d'années à peine. Forcément, il y a des tensions. C'est un métier qui doit mûrir », analyse Patrick Despinoy, président du comité varois de la Fédération Française d'Études et de Sports Sous-Marins (FFESSM).
Un requin renard à gros yeux a été retrouvé hier échoué près de Tombelaine, dans la baie du Mont-Saint-Michel. D’âge adulte au vu de sa longueur estimée à plus de 3 m, ce requin a été identifié grâce à sa nageoire caudale très longue.
« C’est une espèce qui vit jusqu’à 500 m de profondeur. On en voit rarement sur les côtes européennes. Et quand ça arrive, c’est plus dans le Sud de l’Europe qu’en baie du Mont-Saint-Michel »
Un Autrichien de 36 ans a établi mercredi un nouveau record du monde de plongée sous-marine, à une altitude de 5.160 mètres dans un des lacs Gokyo de la chaîne montagneuse de l'Himalaya, selon les données GPS qui permettaient de suivre son périple. "Mission accomplie", a expliqué Christian Redl sur son site internet.
Equipé d'une combinaison en néoprène et sans bouteille d'oxygène
Les Lacs Gokyo au Népal se trouvent entre 4.700 et 5.160 m d'altitude. Christian Redl voulait s'immerger dans ces eaux, équipé d'une combinaison en néoprène et sans bouteille d'oxygène, pendant deux à trois minutes.
Le plongeur et son équipe se trouvaient mercredi dans un lieu qui ne leur permettait pas de capter de réseau téléphonique, ni de la connexion internet. Ils devraient pouvoir donner jeudi des informations et des photos de sur l'exploit.
Plutôt habitués à plonger dans les eaux du lac de Pareloup ou plus récemment dans les eaux magnifiques de la Mer rouge, une quarantaine de plongeurs ont ratissé hier 400 m d'Aveyron pour en ôter les déchets.
Hier matin, les badauds qui se promenaient aux abords des écojardins de la Labardie ont dû être surpris par la présence d'hommes-grenouilles. Une bonne quarantaine rassemblée dans un premier temps sur les berges de l'Aveyron quelques centaines de mètres en amont du pont de la Mouline.
Renseignements pris, aucune opération de police en cours. Pas de recherche de corps. Non, juste une action citoyenne d'envergure menée par une équipe de plongeurs du club subaquatique ruthénois. «On essaie de s'impliquer au mieux et de remercier aussi la municipalité pour sa subvention annuelle, explique Nicolas Cimolino, responsable technique du club. Il y a quinze jours, quelques-uns parmi la centaine d'adhérents du club de plongée profitaient des merveilles de la mer Rouge en Égypte.
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« Nous sommes tous des enfants du commandant Cousteau et du Grand Bleu, même si nous ne sommes pas fans de la manière dont est pratiquée l’apnée dans le film de Besson ». Comme beaucoup d’amoureux de la mer, Olivia Fricker est entrée dans le monde du silence par petit ou grand écran interposé.
Pourtant, aujourd’hui, c’est bien en terre alsacienne qu’elle vit sa passion pour l’apnée et qu’elle la fait partager : « J’ai commencé par la plongée avec bouteille il y a quinze ans, puis je me suis mise à l’apnée il y a sept ans, sous la direction de Jean-Marie Knecht », explique la monitrice fédérale du Touring Plongée Mulhouse, qui est aussi présidente de la commission nationale apnée à la Fédération française d’études et de sports sous-marins (FFESSM).
53 clubs de plongée en Alsace
Si l’apnée n’est pas née en Alsace - sa pratique est ancestrale -, la discipline s’est fortement structurée dans la région, sous l’impulsion notamment de Roland Specker et Jean-Marie Knecht. Le premier a été l’un des pères fondateurs de l’Association Internationale pour le Développement de l’Apnée (AIDA), en 1992 à Saint-Louis, notamment destinée à réglementer une discipline en plein essor après le succès du « Grand Bleu » de Luc Besson (1988). Le second a été l’un des précurseurs de l’enseignement théorique de l’apnée, qui sert aujourd’hui à la formation des moniteurs spécialisés. « Roland Specker et Jean-Marie Knecht sont les pionniers, ceux qui ont véritablement lancé cette dynamique en Alsace, explique Arnaud Ponche, enseignant-chercheur à l’université de Haute-Alsace et responsable technique de l’équipe de France. Si l’apnée est aussi présente dans notre région, c’est paradoxalement parce qu’il n’y a pas la mer ici. Pour la pratiquer, on est obligé d’être dans une structure fédérative ou un club pour avoir des créneaux en piscine et parce qu’on ne peut pas plonger tout seul en gravière ou en lac. Il faut un club d’appui ».
Le Haut-Rhin compte à lui seul… 21 clubs de plongée, le Bas-Rhin 32 ! Tous n’enseignent pas les techniques de l’apnée, mais ce maillage explique que la discipline fournisse autant de cadres régionaux à l’Hexagone. En plus de ses responsabilités fédérales, Olivia Fricker est également capitaine de l’équipe de France, entraînée par… un Brumathois d’origine et Breton d’adoption, Christian Vogler.
La tradition alsacienne des « sans bulles » - comme on surnomme parfois les apnéistes, par opposition aux plongeurs avec bouteille - n’est pas la seule raison du succès de la discipline en Alsace. Les collectivités locales y mettent également du leur : « À Mulhouse, nous bénéficions d’une écoute exceptionnelle de la part de la Ville, qui nous met ses infrastructures à disposition, note Olivia Fricker. Ce n’est pas le cas partout. Certaines villes en France sont encore opposées à la pratique de l’apnée, qu’elles estiment trop dangereuse ».
À force de parcourir le monde l’œil collé à leur objectif, ça devait arriver : les photographes de Google Street View sont passées par-dessus bord ! ils ont capturé en environnement 3D et en haute définition quelques-uns des plus beaux spots sous-marins de la planète, depuis la Grande Barrière de Corail à Hawaï.
Comment les images ont-elles été collectées ?
De petites équipes de plongeurs de Catlin Sea view survey embarquaient des petits véhicules sous-marin équipés de trois appareils photos. Ceux-ci capturaient des images toutes les quatre secondes, lesquelles étaient ensuite associées pour former des vues panoramiques à 360°.
Pour le SCAF (Sporting club Aquatique Fumélois) aussi, c'est la rentrée : en septembre les plongeurs du club de Fumel se retrouvent lors des sorties en mer et reprennent le chemin des entraînements en piscine.
Ce week-end, une partie de ces scaphandriers autonomes, puisque c'est comme cela qu'on nomme les plongeurs avec bouteilles, est allé explorer les fonds poissonneux des îles Medes.
Elles constituent une réserve marine tout près de la côte à L'Estartit, sur la Costa Brava en Espagne, à une heure de la frontière française.
D'autre part, les séances en piscine reprendront le 4 octobre. Comme tous les ans, la piscine du Stadium de Villeneuve sur Lot accueille le club fumélois tous les mercredis soirs.
En effet, le SCAF est affilié à la FFESSM (fédération française de sports sous-marins) et est donc une école de plongée : elle permet d'acquérir des brevets reconnus dans les structures de plongée du monde entier. Suivant leur niveau de pratique, les membres se répartissent par groupes pour préparer un brevet, ou simplement s'entraîner : améliorer l' aisance aquatique, travailler l'apnée, entretenir la forme.
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PAUL WATSON, Fondateur et Président de l’ONG internationale de défense des océans SEA SHEPHERD (Berger de la mer) est actuellement en passe de perdre sa liberté, peut être sa vie.
Citoyen d’honneur de la ville française de Saint Jean Cap Ferrat et désigné par Times Magazine comme l’un des vingt plus grands héros écologistes du XXème siècle, Paul Watson est un activiste investi dans la défense des océans depuis plus de 40 ans. Dans son combat pour les océans, il s’est attiré de puissants ennemis, au plus haut niveau des Etats.
Paul Watson a été arrêté à Francfort, en Allemagne le 13 mai dernier, suite à un mandat d’arrêt émis par le Costa Rica pour des faits remontant à 2002. Watson avait alors interrompu une opération de pêche illégale aux ailerons de requins dans les eaux du Guatemala (pratique cruelle qui consiste à découper les ailerons de requins et rejeter leurs corps agonisants à la mer). Watson patrouillait alors sous mandat Guatémaltèque. L’année précédente, les braconniers Costa Ricains mis en cause lors de cette opération avaient été inculpés pour pêche illégale au requin dans la Réserve Marine des Galápagos, classée Patrimoine Mondial de l’Humanité et déclarée Patrimoine en péril par l’Unesco en 2009. Lors de cette opération, Paul Watson n’a blessé personne et n’a endommagé aucun matériel. Il est néanmoins poursuivi par le Costa Rica, dix ans après les faits, pour « mise en danger de la vie d’autrui » alors même que deux juges Costa Ricains successifs avaient déjà prononcé un non lieu à l’époque des faits. Paul Watson fait notamment l’objet d’une notice rouge émise par Interpol qui après l’avoir refusé son inscription dans un premier temps, s’est finalement plié à la volonté du Costa Rica, pays agissant lui même comme « sous-traitant » du Japon.
La chose dont je suis le plus fier dans ma longue carrière est qu’en 35 ans d’interventions pour défendre la vie marine, nous n’avons blessé personne, et alors que nous avons effectué environ 350 voyages, aucun des membres de mon équipage n’a été sérieusement blessé. Je suis aussi fier du fait que, bien qu’étant intervenus de façon agressive contre les braconniers, qu’il s’agisse de chasseurs de baleines, chasseurs de phoque, tueurs de dauphins, pêcheurs aux filets dérivants, chalutiers, tueurs de tortues et autres entreprises qui détruisent la vie dans les océans, nous avons toujours agi dans les limites de la loi.
Nous avons mené huit campagnes pour nous opposer aux baleiniers japonais qui opèrent avec arrogance dans le Sanctuaire baleinier de l’océan Austral. Nous n’avons blessé personne, ni n’avons abîmé un seul de leurs bateaux. Les baleiniers, par contre, nous ont tiré dessus, ont percuté nos navires et en ont détruit un complètement, sans la moindre conséquence judiciaire.
Nous les avons paralysés financièrement en les empêchant de tuer des baleines, et le bilan de nos actions dont je suis le plus fier est que grâce à nos interventions, grâce aux efforts de mes équipages qui font preuve d’un courage incroyable, environ 4000 baleines ont échappé aux harpons.
Notre objectif depuis le début de la campagne était de couler la flotte japonaise économiquement. Nous avons réussi sur ce point. Nous les avons poussés à la faillite et submergés de dettes, et la flotte japonaise, plus faible aujourd’hui que jamais, ne survit que grâce aux subventions massives du gouvernement japonais.
La science lui prédisait une mort certaine : il y a tout juste un demi-siècle, le Sicilien Enzo Maiorca descendait en apnée à 50 mètres. Sa course des profondeurs avec Jacques Mayol fut immortalisée par Le Grand Bleu. Rencontre avec l'inventeur des records « no limit ».
Une mer tabassée de soleil, il y a deux ans, au large de Syracuse. Le Zodiac flotte à un mille de la côte, bercé par le murmure du ressac. Debout à la poupe, Enzo Maiorca a les yeux fixés sur le grand bleu. Il ne rêve que d'y retourner, s'engloutir à 50 mètres de fond, à 81 ans. Avec sa fille Patrizia, championne d'apnée, elle aussi.
C'était il y a un demi-siècle. Août 1962. Il les entend encore, tous les pontes de la médecine, lui seriner : « Maiorca, n'allez pas à 50 mètres, le corps humain n'y résiste pas. Vous allez exploser. » Il a fichu en l'air toutes les belles théories remontant à Aristote. Il fut le premier homme à atteindre cette profondeur. C'était il y a une éternité.
Patrizia et lui se jettent à l'eau. Le silence de la descente n'est troublé que par le chuintement des bouteilles. Derrière son masque, Enzo caresse les monnaies d'or disséminées par le soleil, les champs de posidonies, le ballet muet des poissons. Mais à 35 mètres de fond, un fort courant. Ils avancent dans le brouillard. Enzo, tout à coup, sent son c£ur danser la gigue. Il entame la remontée. Sa fille le voit sauter le palier de décompression, essaie de le retenir. Elle le retrouve en haut, agrippé au Zodiac, suffocant. « Si je n'étais pas resté maître de moi jusqu'au bout, je restais en bas, ce jour-là », dit-il, en plongeant son regard de chat persan en vous.
Beaucoup le croient mort, à l'instar de son double de cinéma Jean Reno, dans Le Grand Bleu, le chef-d'oeuvre de Luc Besson qui a immortalisé son duel dans les profondeurs avec Jacques Mayol.