Actualités plongée

Plongée épaves en Corse

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L'Insuma coulé par 44 m de profondeur. Construit en 1938 et saisi en 1943 par la Kriegsmarine (marine de guerre allemande), ce yacht anglais est reconditionné en navire de guerre et rebaptisé « UJ6072 ». Attaqué en septembre 1943 par des torpilleurs italiens en sortant du port de Bastia pour finalement couler devant Pietracorbara par 45 m de fond. Une belle épave qui conserve toujours la tourelle de son Canon .

Située au centre de Mare Nostrum, la Corse est un écueil incontournable depuis 2 500 ans pour tous ces intrépides marins antiques. Les flottes étrusques, grecques, romaines et bien d'autres civilisations de la mer sont venues sur ses rivages escarpés trouver un refuge bien mérité. Et ces grands navigateurs ont laissé derrière eux bon nombre de leurs navires naufragés.
 
Les siècles sont passés sur cette île bénie des dieux et les deux derniers conflits mondiaux ont laissé à leur tour des traces de ces combats maritimes et aériens. Navires de guerre ou de commerce mais également des avions de combat enrichissent dorénavant le patrimoine archéologique de la Corse. À travers de superbes clichés, deux aventuriers des temps modernes, Stéphan Le Gallais et David Paoli nous invitent à découvrir ces épaves mythiques qui gisent pour certaines dans les grandes profondeurs de la Méditerranée. « C'est auprès des pêcheurs professionnels que nous récoltons nos principales informations. Mais également en fouinant dans les archives ainsi que sur internet.

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Plonger à Marseille

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Marseille et les profondeurs, c’est une longue histoire qui remonte à la plus haute Antiquité. Sous la rade, mille et un trésors font le bonheur des archéologues sous-marins.

On y trouve des épaves de toutes les époques et malgré les nombreuses explorations, les fonds marins ne livreront jamais tous leurs secrets. Les plus grands, du commandant Cousteau, précurseur de l’archéologie sous marine avec les fouilles du Grand Conglué en 1952 - auxquelles participait déjà Albert Falco qui deviendra, le capitaine de La Calypso - à Luc Vanrell, inventeur d’épaves qui a découvert le Lightning-P38, l’avion de Saint-Exupéry près de l’île de Riou en passant par Henri Germain Delauze, pionnier des travaux sous-marins et fondateur de la Comex, Georges Beuchat, inventeur du premier fusil sous-marins ou François Clouzot, l’âme du magasin au Vieux Plongeur tous sont des familiers des abysses marseillais.

Une passion qui ne les a jamais quittés. L’importance des vestiges sous-marins a d’ailleurs incité André Malraux, alors ministre de la Culture, à installer, en 1966, le DRASSM (Département de recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines) à Marseille. C’est le plus ancien service au monde de gestion du patrimoine sous-marin. La rade fait le bonheur des archéologues mais éveille aussi convoitise des "pilleurs d’épaves".

Ils sont nombreux ceux qui n’hésitent pas à remonter en douce des objets qu’ils monnayeront au prix fort auprès d’antiquaires peu scrupuleux ou de collectionneurs peu regardants. Mais revenons à la plongée, la vraie, celle des amoureux de la mer et de ses sites. Plonger c’est aussi découvrir la faune et la flore de ce Monde du Silence que l’équipe Cousteau, avec le cinéaste Louis Malle ont filmé au cœur du XXe siècle.

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Plongée blockhaus à Arcachon!

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Petit à petit, les plongeurs et membres de Gramasa mettent à jour les secrets des bunkers du Mur de l'Atlantique. Du Cap-Ferret à la dune du Pilat, sur terre ou sous la mer, les colosses de béton vont bientôt finir par parler.

Vendredi matin, 8 heures, plage du Petit-Nice. Il tombe des cordes et les plongeurs du Gramasa ont rendez-vous sur la plage où seuls quelques pêcheurs ont eu le courage de poser leurs cannes. Pour l'équipe des quatre plongeurs et du chef des opérations, Laurent Prades, qui veille au bon déroulement de l'immersion depuis le sable, le moment du briefing est venu. La plongée durera près de soixante minutes. Marc Mentel est le chef de mission. Il est accompagné d'un dessinateur et photographe, Alain Truchot, et de deux scientifiques, Benoît Gouillieux (Station marine d'Arcachon) et Yoann Aumond (encore récemment missionné par l'Institut du milieu aquatique). Les deux derniers s'attellent à l'inventaire et à l'étude de la faune sur et autour des six blockhaus, immergés au pied de la dune du Pilat (lire par ailleurs).

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Disparition mystérieuse de la Caulerpa taxifolia en méditerranée

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Caulerpa taxifolia s’essouffle-t-elle ? Terreur des herbiers de posidonies, peste marine censée coloniser toutes les côtes de Méditerranée, l’algue invasive échappée d’un aquarium monégasque il y a vingt-sept ans semble à présent disparaître ! Ce retournement de situation inespéré est toutefois à accueillir avec prudence…
À lire, notre dossier sur Caulerpa taxifolia, l'algue invasive
Une victoire sur la caulerpe ? Cela semble trop beau pour être vrai, tant, dans les années 1990 et 2000, on aurait pu croire à une attaque extraterrestre. Les médias renvoyaient l’image de scientifiques affolés (avec raison) face à la prolifération et aux dégâts du petit envahisseur vert. Arrachage, herbicides, vaporisation ou mise à l’obscurité sous une bâche, aucun moyen de lutte ne semblait efficace. Le nom de Caulerpa taxifolia résonnait avec horreur aux oreilles de tout gestionnaire ou professionnel du littoral méditerranéen français, italien, espagnol et évidemment monégasque.
C’est qu’en 1984, la boîte de Pandore avait pris la forme d’un aquarium du musée océanographique de la principauté. Des analyses génétiques l’ont confirmé. Le petit mètre carré aux pieds de l’institution où elle poussait lors de sa première identification n’a pas suffi à l’innocente algue tropicale censée ne pouvoir survivre qu’en culture… Elle a eu la folie des grandeurs et en 1989, contrôlait un hectare.

Une prolifération inattendue et incontrôlable!
Comme pour les baobabs que le Petit Prince doit arracher lorsqu’ils sont petits, sous peine de voir son astéroïde envahi par les racines, il aurait alors été encore possible de stopper l’invasion. Mais, raconte Alexandre Meinesz, biologiste marin appelé à l’époque pour identifier le problème, la caulerpe s’est propagée à la vitesse de l’éclair. Elle s’est rapidement étendue sur les 200 km de côtes de chaque côté de Monaco puis en vingt ans, sur près de 15.000 hectares. Le chercheur s’occupe depuis du suivi de l’invasion et a du mal à croire qu'elle n’aurait été qu’un feu de paille de vingt-sept ans.

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Controle de gendarmerie sous l'eau!

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D’abord, repérer les bateaux arborant le pavillon Alpha, bleu et blanc, signe que des plongeurs sont à l’eau. Puis suivre les bulles qui bouillonnent à la surface. "On essaie de trouver les bulles puis on descend dessus et on essaie de les attraper", détaille le chef Sébastien Regueme, depuis le bateau de la brigade nautique d’Agde.

Mardi, 10 h 17, sur le site des Trois Arches, au large de Palavas. Première immersion. Trois plongeurs à la combinaison bleue gendarmerie descendent à 5 m de fond. L’eau, à 25°, est verdâtre, la visibilité quasi-nulle.

Un baptême (une première plongée, NDLR) est en cours. La première impression est bonne puisque la double règle d’or est suivie à la lettre : la profondeur limite est respectée (- 6 m) et le moniteur est seul avec son plongeur.

La scène suivante est un brin surréaliste puisque c’est un véritable contrôle sous l’eau qui s’opère ! Un plongeur indique le sigle gendarmerie à l’encadrant. Puis lui tend une plaquette avec un crayon pour qu’il réponde à une série de questions : le nom, le club, la qualification, le niveau de l’élève... L’ordinateur avec les paramètres de la plongée est aussi examiné.

"On vérifie tout pour savoir s’ils sont ou non en infraction. En plongée, il n’y a pas de risque zéro mais il est indispensable de vérifier que toutes les prérogatives sont respectées, d’où l’importance de contrôler en action de plongée", explique ce spécialiste du monde sous-marin. Parce les accidents, parfois mortels (lire ci-dessous) peuvent arriver.

À la surface, la monitrice du nouveau club de Carnon Andromède, livre ses premières impressions : "C’est impressionnant, trois gendarmes... C’est la première fois que je suis contrôlée. Mais c’est bien !"

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Plonger avec les requins

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En déplacement à Miami, un de mes clients me propose de passer quelques jours aux Bahamas. Bien évidemment je reste perplexe devant cette offre. Les Bahamas véhiculent une image "papier glacé" de paradis pour très riches. Je découvre que finalement il n'en est rien, surtout que nous sommes au mois de juillet en pleine période des cyclones.

Pour un prix dérisoire pour une telle destination et après seulement 35 mn de vol, me voici en famille à Nassau dans la banlieue du Paradis. Plages paradisiaques, mer turquoise, sable blanc, ciel bleu et soleil éclatant... sauf que pour le moment ce sont des trombes d'eau qui s'abattent dans le sillage d'un spectaculaire orage tropical. Les rues de la ville sont noyées sous 50cm d' une eau noirâtre (ce qui justifie le très bon prix du voyage )

Quand je voyage ma première démarche consiste à visiter la ville, à rencontrer la population et à découvrir la cuisine. Dans ce cas précis, ce sera rapide car Nassau est sans grand intérêt. C'est une ville assez sale avec une population généralement hostile car elle amalgame tous les touristes aux "gringos", entendez par là les Américains qui ne sont pas vraiment appréciés. En ce qui concerne la cuisine... rien de local car les principales enseignes de la mal bouffe made in USA s'étalent à tous les coins de rue.

Heureusement le beau temps est rapidement revenu et la plage offre des moments de détente magiques dans une eau à 27°C ou pullulent des poissons multicolores. C'est la vision de ces poissons si proches du bord qui donne l'idée à mon fils de me proposer une sortie "plongée" en pleine mer avec masque et tuba qu'il a dégoté à l'office du tourisme de l'hôtel.

L'eau n'est pas vraiment mon élément, je suis un homme de la terre. Ma vie c'est la brousse africaine et pas le fond des mers, cependant l'occasion est trop belle et je donne mon accord en oubliant de lire en détail toutes les annexes du dépliant qu'il a agité sous mes yeux. Le lendemain à midi sonnante, un bus vient nous ramasser devant l'hôtel. A peine assis je flaire le piège.

On vient de me tendre un document à remplir et à signer. Celui-ci indique que la plongée se termine part une rencontre avec "les dents de la mer", que l'opérateur ne pourra être aucunement responsable des blessures ou de toute mortalité consécutive à une attaque. Aimablement il est également demandé de bien vouloir indiquer le nom et l'adresse de l'hôpital ou nous souhaitons être évacués en cas de problème.

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Plongée sur 250 amphores

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Réimmergées 60 ans après leur découverte par le commandant Cousteau, elles sont désormais accessibles à tous les plongeurs amateurs

Mise à la disposition du Neptune Club par le Drassm, la "suceuse-souffleuse" a permis de dégager le périmètre où ont été immergées les amphores, puis de réensabler chacune d'elles.

Les passionnés de plongée devront absolument inscrire cette sortie à leur programme, tant il est exceptionnel de pouvoir survoler, approcher et même toucher en toute sécurité et en toute légalité, un gisement de près de 250amphores parfaitement authentiques.

C'est donc la belle surprise qui attend désormais les plongeurs dans la calanque Debié, sur l'archipel du Frioul, où les bénévoles de l'association Soldats de France - Neptune Club ont procédé, hier, à l'ultime campagne d'immersion de ces émouvants vestiges du passé.

Cédées par le Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (Drassm), 150 amphores sont en effet venues rejoindre la centaine qui avait été déposée l'an dernier au même endroit et dans les mêmes conditions, donnant au site une configuration encore plus proche de la réalité.

Trois ans plus tôt, Richard Rech, président du Neptune Club, avait eu vent des intentions du Drassm de se débarrasser de centaines d'amphores devenues très encombrantes car incomplètes (dépourvues de cols ou d'anses) et ne présentant plus d'intérêt scientifique. Il avait alors proposé au directeur du Drassm, Michel L'Hour, et à son adjoint Patrick Grandjean, de les remettre à l'eau pour en faire un lieu de plongée. Projet jugé suffisamment digne d'intérêt par le Drassm pour que ce dernier mobilise ses scientifiques et accompagne le Neptune Club dans sa démarche. La première phase achevée, Michel L'Hour effectuait une plongée sur le site et, conquis par le résultat, décidait d'attribuer des amphores supplémentaires. Dans le même temps, un autre gisement était reconstitué sur la Côte bleue, dans la calanque de Niolon, avec la collaboration de l'UCPA.

Pour ce second volet de l'opération "Debié", les grandes manoeuvres avaient débuté tôt hier matin avec le transport des amphores à dos d'homme -elles pèsent 25kg chacune!- entre leur lieu de stockage, dans l'ancienne chapelle du Fort Saint-Jean, et le Lisieux, petit chalutier devenu le bateau de plongée du Neptune Club.

Parvenue sur le site, une première équipe de plongeurs basculait dans une eau à? 16ºC, plutôt fraîche pour la saison, et, à l'aide d'une puissante "suceuse" prêtée par le Drassm, dégageait en l'aspirant le fond sablonneux.

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Découverte de l'épave d'une tartane

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Plongeur-archéologue confirmé , Nicolas Ponzone a inventé (découvert) récemment une épave qui suscite bien des interrogations

Datant du XIXe siècle, le bateau trouvé par le plongeur-archéologue Nicolas Ponzone présente une structure très inhabituelle, en particulier un doublage de la coque au cuivre et au plomb qui ne correspond à rien de connu.

Plongeur-archéologue confirmé travaillant en collaboration avec le Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (Drassm) de Marseille, Nicolas Ponzone a inventé (découvert) récemment une épave qui suscite bien des interrogations. Lors d'une plongée dans le golfe de Giens (Var), le fondateur de l'association Arevpam (1) a en effet été intrigué par les restes d'un navire, reposant sur le sable, à seulement 10 mètres sous la surface.

Après quelques sondages destinés à évaluer l'intérêt de sa découverte, l'archéologue a alors déposé une demande d'autorisation de fouille au Drassm, lequel lui a très vite donné son feu vert compte tenu de l'intérêt du dossier. En mai dernier, l'Arevpam lançait une première campagne d'exploration du site. "Il semble que nous ayons affaire à une tartane du XIXe siècle, explique Lénaïc Riaudel, elle aussi archéologue-scaphandrier et qui a travaillé sur ce chantier au côté de son mari Nicolas. C'est un modèle de bateau assez bien connu au niveau maritime mais qui a encore très peu été étudié sur le plan archéologique. Or cette épave présente une particularité remarquable. Le doublage de la coque à l'aide de cuivre mais aussi de plomb a attiré notre attention sans que nous ayons pu encore en résoudre l'énigme. En général, le cuivre protège le navire des tarés et autres mangeurs de bois. Quant au plomb, il sert à alourdir. Mais la pièce sur laquelle se trouvaient ces doublages est trop petite pour en dire plus. On espère pouvoir réaliser une fouille plus conséquente l'an prochain afin de dégager davantage le navire."

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Plongée scientifique au lac Sévan (Arménie)

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Une seconde mission scientifique de plongée au lac Sévan (Est de l’Arménie) a débuté ce lundi 18 juillet. Jusqu’au 29 juillet, une équipe de trois à cinq plongeurs, accompagnée de chercheurs arméniens, va ainsi poursuivre les investigations entreprises pour la première fois durant l’été 2010.
 
La mission 2011 est menée par le marseillais Claude Touloumdjian, président du Centre de recherches et de plongées souterraines, des plongeurs Stéphane Kojayan et de Grabriel Mélikian. Ils seront assistés de deux plongeurs arméniens, Vahé Melkonyan et Mamikon Hakopyan.
 
Durant onze jours d’intervention, les plongeurs vont effectuer des prélèvements de sédiments, d’eau, de gaz, effectuer un dénombrement de la faune, s’intéresser à la flore du lac, procéder à des relevés topographiques, photographier et filmer leurs expéditions...
 
« L’année dernière, les premiers échantillons ont permis de confirmer ou d’infirmer certaines hypothèses. Nous allons approfondir nos recherches, selon les demandes des scientifiques arméniens, et étendre les zones de prospection », annonce Stéphane Kojayan.
 
En parallèle de ces explorations, les plongeurs français vont préparer la participation des chercheurs de l’Institut des sciences géologiques de l’Académie des sciences d’Arménie au Forum mondial de l’eau qui aura lieu à Marseille en mars 2012.

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Baptême de plongée à la piscine de Trémolat

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J'arrive en retard. Les enfants sont en train de partir et mes professeurs se marrent déjà. « On ne pensait plus qu'il viendrait le petit journaliste. » Sans transition, me voilà en maillot de bain, debout sur le bord de la piscine. Il fait beau mais l'eau est froide et je ne suis pas rassuré.

« Vous allez voir, on a l'impression de voler. » Dominique, mon professeur, tente de me mettre en confiance : « C'est un peu comme faire de la chute libre sans jamais s'arrêter. » Ah oui. Tiens c'est marrant vous n'allez pas me croire mais je viens de me rappeler que je ne pouvais pas rester parce qu'il fallait que je…

Plouf. Je suis dans l'eau, avec des palmes un peu serrées, et un masque en plastique. Assis sur une marche, je tremble un peu, mais Dominique est souriant, il a de la bouteille. Cela fait des années qu'il enseigne la plongée sous-marine au club de Bergerac, il est sans doute habitué aux gringalets frileux comme des chats et téméraires comme des éponges.

Une bouteille et 200 bars

Pour la première fois de ma vie, je vais passer dix minutes dans une piscine sans remonter à la surface (mon précédent record, c'était 43 secondes, à l'Aquacap). Dominique m'accroche un attirail de plus de 20 kilos sur les épaules. « Une bouteille d'oxygène ? », je demande. « Non ! répond le professeur. C'est une bombonne d'air. Tout le monde se trompe tout le temps avec ça. »

Dans mon sac à dos aquatique, il y a 2 400 litres d'air compressés à 200 bars dans une bombonne de 12 litres. Pour les novices, cela signifie qu'à l'intérieur de ma gourde géante, la pression est équivalente à 200 kilos par centimètre carré.

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