Les plongeurs sont désormais formés au respect de l’environnement. Leurs cours ont été conçus par l’association alsacienne Ried Bleu, fondée et présidée par Serge Dumont. « Une gravière ou un lac, ce n’est pas une piscine, c’est un milieu vivant », rappelle Serge Dumont. Ce moniteur de plongée, qui est aussi biologiste à l’Université de Strasbourg a montré la richesse insoupçonnée des profondeurs des gravières alsaciennes dans son film Les gravières du Ried (palme d’or du festival de l’image sous-marine d’Antibes en 2007). Une révélation pour le grand public, et pour les plongeurs : personne n’imaginait toute la diversité biologique de ces grands trous d’eau que l’on croyait tapissés juste de galets.
Un DVD pour apprendre Au fil des plongées, Serge Dumont a constaté les dégâts provoqués par des sportifs non initiés à cet environnement. Avec l’association Ried Bleu, il a rédigé une charte du plongeur responsable et a proposé de former les moniteurs au respect de l’environnement. Depuis le début de cette année, cette approche fait partie intégrante de la préparation aux brevets de la Fédération française d’études et de sports sous-marins (FFESSM). Ried Bleu a réalisé sur DVD un cours sur les milieux aquatiques en eau douce. Le DVD sera distribué à tous les clubs de France qui rassemblent près de 150 000 licenciés.
Depuis 2008, le suivi scientifique des récifs artificiels immergés au large de Valras-Plage, est réalisé par le bureau d'études Océanide (Perpignan), l'association Adena (Agde), et le laboratoire Écosystèmes aquatiques tropicaux et méditerranéens (Perpignan). Ce suivi scientifique s'étale sur cinq ans et est effectué lors de deux campagnes de plongée en mars, avril, et en août/septembre, période froide et chaude, par des plongeurs scientifiques. L'opération, dont le but est, rappelons-le, le maintien de la pêche artisanale, sur cette partie du littoral languedocien, victime d'un important phénomène de récession au niveau des activités halieutiques, est financé par la commune de Valras, le conseil général, de l'Hérault, et le Conseil régional.
« Les deux techniques d'échantillonnages sont complémentaires, précise Nicolas Dalias, plongeur scientifique d'Océanide . L'étude de la colonisation des rochers en plongée sous-marine et l'étude halieutique avec des pêcheurs de petit-métier, sont utilisées afin d'avoir une vision plus précise du peuplement de ces structures. Tous les acteurs fréquentant le site sont consultés, afin de mettre en place une gestion raisonnée et durable de la zone. »
Le club de plongée subaquatique organise des sessions de formation ou de perfectionnement de plongée sous-marine.
Il y a quelques jours, une dizaine de membres du club sont allés sur l'île de San Salvador des Bahamas, où Christophe Colomb et ses trois bateaux ont touché, en 1492, la terre promise du nouveau continent.
Une stèle a été installée au fond de l'eau afin de commémorer ce moment historique. Les plongeurs barrabands, ont voulu vérifier l'exactitude du lieu et se sont donc rendus, après 9 heures d'avion, sur l'île de Colomb, plus communément appelée Columbus Island.
Ils ont pu découvrir dans ces fonds de sable blanc un récif de corail de toute beauté. Certains ont même comparé ces fonds bahamééns à l'Aubrac sous la neige, avec de grandes étendues de sable réfléchissant le soleil aquatique, bordé de patates, de récifs ou de canyons qui dirigeaient inlassablement les plongeurs vers les grandes profondeurs, vers les abysses de la faille Atlantique.
Face à la menace qui pèse sur les coraux, victimes du réchauffement des eaux, les autorités thaïlandaises ont annoncé vendredi la fermeture de plusieurs sites de plongée très fréquentés par les touristes.
Ce sont au total 18 sites répartis dans sept parcs maritimes nationaux, au sein desquels 80% des récifs de coraux sont victimes de blanchissement, qui ont été fermés sine die, a annoncé le département des parcs nationaux et de la conservation de la faune et de la flore. La plupart de ces sites de plongée sont situés sur la côte ouest du pays, le long de la mer Andama, précise l'agence ATS.
Le blanchissement des coraux de la mer d'Andaman et du golfe de Thaïlande est engendré par par le réchauffement des eaux. Une augmentation des températures à la fois attribuée au phénomène météorologique El Nino, et aux activités humaines pratiquées à proximité des récifs. Les millions d'algues qu'abrite le corail et qui le colorent, sont extrêmement sensibles à ce réchauffement des eaux. Lorsqu'elles meurent, le corail blanchit avant de mourir de faim, devenant alors un squelette calcaire.
Flotter dans l'eau, comme en apesanteur, entre les poissons bigarrés et les coraux poreux : être témoin pour la première fois d'une vie sous-marine aussi foisonnante est à couper le souffle. Un monde à part se cache sous la surface; une autre Thaïlande qui vaut la peine - soit quelques heures d'études pendant ses vacances - d'être découverte. Les eaux de Koh Tao sont fréquentées à longueur d'année par les touristes qui désirent obtenir leur brevet de plongée sous-marine tout en profitant du soleil. Situé dans le golfe de la Thaïlande, Koh Tao se traduit littéralement par «île de la tortue». L'origine du nom est controversée : certains guides indiquent qu'il réfère à la forme de la petite île, alors que d'autres soutiennent que l'endroit était jadis habité par les tortues de mer. Une chose est certaine, toutefois : une grande variété d'espèces sous-marines fréquentent toujours les environs et attirent les plongeurs de partout à travers le monde.
On peut y obtenir son brevet de plongée récréative PADI Open Water Diver, reconnu partout dans le monde, à faible coût (325 $, hébergement compris pour trois nuits, dans notre cas). Étendue sur trois ou quatre jours, la formation combine cours théoriques, pratiques dans l'eau et quatre plongées avec un instructeur certifié.
Les instructeurs de tous les horizons affluent dans les nombreuses écoles de plongée de Koh Tao. Suivre le cours en français ne devrait pas causer problème.
Mais il faut faire attention. Toutes les écoles de plongée n'offrent pas le même produit. Certaines misent sur les gros groupes pour réduire le prix d'inscription ou l'offre de nuits gratuites dans les auberges locales.
En fait, certains déplorent que Koh Tao soit devenu une «usine à bulles». Mieux vaut donc avoir une petite idée de ce que vous cherchez avant de vous diriger vers l'île, car les vendeurs s'attaquent aux futurs clients directement dans les navettes menant à Koh Tao. Et ils n'hésitent souvent pas à enfiler les mensonges pour parvenir à leurs fins.
New Way Diving est une des plus anciennes écoles de plongée sur l'île. Notre instructeur français, Sylvain, nous a assurés qu'il ne donnait jamais seul des cours à plus de quatre personnes à la fois. Lors de notre passage en octobre, soit pendant la saison basse, les instructeurs de New Way n'ont en effet pas accompagné de groupes dépassant trois personnes.
La formation étendue sur quatre jours permet de relaxer et de profiter de l'île pendant les périodes creuses. Vous aurez aussi des lectures à faire; mieux vaut espacer les séances. Oui, même si vous êtes en vacances, vous devrez étudier... un peu.
L'obtention du brevet de plongée récréative PADI Open Water permet de plonger jusqu'à 18 mètres. Le matériel est un peu intimidant la première fois. Muni d'une combinaison, de palmes, d'un masque, d'une ceinture de plombs, d'un gilet stabilisateur ainsi que d'une bouteille d'oxygène reliée par de multiples boyaux - qu'il faut bien entendu savoir identifier plus précisément pour avoir le droit de seulement penser à s'en servir -, on apprivoisera les eaux turquoise de l'île. On oublie vite tout le bataclan une fois que la mer nous soulage de sa pesanteur.
Plonger virtuellement à quelques encablures du fort Brescou, c'est pour bientôt ! En effet, dans le cadre du site Natura 2 000 des Posidonies du Cap d'Agde, Renaud Dupuy de la Grandrive, directeur de l'Adena, s'est associé avec plusieurs partenaires (voir en note) pour créer de toutes pièces une balade, par ordinateur interposé, sur le site de plongée des Tables, au large de la Plagette. Un site de roches volcaniques, à 10 m de profondeur, véritable 'spot' grand public où les poissons pulullent à la belle saison.
Une première ébauche de ce projet est d'ores et déjà visible sur le site YouTube, prélude à une innovation qui entre dans le cadre de l'animation du site marin Natura 2 000, encore trop peu connu du grand public.
Cette fois, ce sont les plongeurs sous-marins
qui sont directement concernés. Grâce à un navire équipé d'un sonar, une équipe a procédé plusieurs jours durant à des relevés topographiques des fonds, avec pour mission de les retranscrire en images 3D. « Sur un carré d'un hectare, nous avons aujourd'hui des données très précises », témoigne Renaud Dupuy de la Grandrive.
A ce cliché tri-dimensionnel ont été ajoutées des photos, des vidéos d'espèces endémiques du site des Tables, pour agrémenter la visite.
Quelque 150 plongeurs de la protection civile ont bénéficié récemment d’une formation accélérée qui leur a permis d’acquérir de nouvelles techniques en matière de recherches et de sauvetage. Scindée en trois sessions, d’une durée chacune de moins d’une semaine, la formation en question qui entre dans le cadre du programme initié par la direction générale de la protection civile se veut une excellente opportunité pour mettre en pratique les connaissances acquises sur le terrain, parfois dans des conditions climatiques très difficiles, comme ce fut le cas lors de la 1re session qui s’est déroulée, du 26 au 30 décembre 2010, sous le déluge de la tempête. « Il faut bien que nos plongeurs s’adaptent à toutes les situations d’autant plus que leurs interventions ont de grandes chances de se faire en pleines tempêtes lors des inondations », souligne le directeur des opérations et de la coordination des secours de la protection civile lors d’une sympathique cérémonie, organisée hier, et marquant la clôture de cette formation qui a eu lieu, pour rappel, dans le formidable cadre du barrage Boukerdane de Sidi Amar (Tipasa) alors que le complexe national d’aviron, relevant du ministère de la Jeunesse et des Sports, a été mis à la disponibilité des stagiaires en matière d’hébergement.
Sultanat d’Oman Je me propose dans cet article de vous faire partager la découverte sous marine de ce pays tout à fait exceptionnel, d’une richesse en faunes et flores impressionnantes. Le tourisme n’y est pas encore très développé mais la gentillesse des habitants palie aisément certains défauts d’infrastructure… Mon séjour s’est déroulé mi aout. 2 h de décalage horaire, et 40°C à l’ombre au nord, 24 °C au sud. Les lieux de plongée peuvent être très variés dans ce pays mais ceux ci se développent principalement autour des deux grandes agglomérations soit Mascate au Nord et Salaalah au Sud. Il m’a été impossible de plonger au Sud car la mousson venant du Yémen génère une très forte mer et une visibilité quasi nulle. Bien dommage pour moi car c’est l’époque de reproduction des tortues : pontes et naissances. Qu’il ne faut pas déranger ( la descente sur les iles où elles pondent est soumise à autorisation payante ) certes mais observer m’aurait réjoui sous l’eau encore plus. Je suis donc retourné au nord sur Mascate.
En septembre 2010 PADI Project Aware (fondation appartenant à PADI et dédiée à la protection de l’environnement marin) a écrit une déclaration visant à bannir le shark finning (commerce des ailerons de requin) et l’a soumis aux membres du parlement européen. (Déclaration 71/2010). 423 des 736 membres ont apposés leur nom sur cette déclaration et aujourd’hui la déclaration est entièrement adoptée par le parlement sous forme de résolution. Elle va être maintenant adressée à la commission européenne, qui le mois dernier a lancé une consultation publique sur les options de modification du règlement incluant un bannissement du shark finning ! Vous trouverez la liste des membres du parlement européen qui ont signé ainsi que la proportion par pays à la fin de cet article. Pourquoi l’adoption d’une loi européenne est-elle bénéfique pour la population mondiale de requin ? - Les bateaux de pêche espagnols capturent à eux seuls le quart de la population mondiale de requins pêchés à destination de Hong Kong, qui est un pivot d’au moins 50% et certainement 80% du commerce mondial des ailerons de requin. - Les bateaux de pêche européens ont un impact majeur dans le commerce des ailerons de requin. L’Espagne, le Portugal, le Royaume Uni et la France (!) sont dans le top 20 des nations pêchant le requin et responsable de 80% des captures mondiales. - Les gouvernements non européens et les responsables de la règlementation mondiale de la pêche se basent toujours sur les lois européennes lorsqu’ils mettent en place leurs réglementations. Ces lois européennes contre le commerce des ailerons de requins ne se contentent pas de freiner efficacement le massacre, elles permettent également un recensement précis des captures qui est indispensable pour pouvoir évaluer les populations ainsi que de pouvoir protéger les différentes espèces efficacement. Cette victoire ne pouvait pas tomber mieux. Nous continuerons notre combat contre le commerce des ailerons de requin, en particulier pour s’assurer que la commission européenne va maintenant prendre des mesures efficaces contre cette pêche courant 2011.
Par 30 mètres de fond, les plongeurs de Carantec se retrouvent, tous les ans, près de la tourelle de Calhic. C'est en effet à quelques encablures du château du Taureau qu'ils commémorent le naufrage du corsaire l'Alcide qui a sombré dans la nuit du 23 décembre 1747.
Dimanche 26 décembre, une douzaine de plongeurs du club de Carantec ont ainsi affronté une eau à 7 °C. « C'est nettement plus froid cette année », relève Jean-François Créac'h, moniteur chevronné et habitué de cette tradition.
« Un rituel essentiel »
Tous les ans, le groupe de plongée rappelle les conditions du naufrage et le nombre important de victimes lors du drame. Des 194 membres d'équipage, seuls 87 survécurent. « Ce rituel est essentiel car il nous impose le respect de la mémoire des marins. Si aujourd'hui, nous sommes là pour notre loisir, il ne faut jamais oublier que des hommes ont perdu la vie ici », rajoute Mireille Cam, qui ne raterait pour rien au monde cette plongée du souvenir.
La durée de l'immersion n'a pas excédé 15 minutes et les visages étaient marqués à la sortie de l'eau. Sont présents, des habitués et des nouveaux venus, qui peuvent aujourd'hui accéder à cette profondeur. Après avoir rincé le matériel et pris leur douche, les plongeurs se sont retrouvés autour du verre de l'amitié.