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Îles-de-la-Madeleine: Notre pneumatique file vers le rocher du Corps-Mort (!), à une quinzaine de kilomètres de l'île d'Havre-Aubert, à bonne vitesse. En ce lendemain de tempête, les vagues sont assez fortes. Le Zodiac claque fort sur l'eau et je m'assois à l'arrière pour être moins secouée. Comme moi, ceux qui ont le mal des transports auront la sagesse d'avaler un comprimé de Gravol avant le départ.
On nous explique que nous allons découvrir en cette saison une bande de phoques gris ou de phoques communs dans leur habitat naturel. L'expédition dure officiellement trois heures (mais plutôt quatre si on ajoute le temps de préparation), dont une heure de plongée en apnée parmi les mammifères marins.
Laure, ma fille de 10 ans, rêve de pouvoir les câliner, mais notre guide, Sven Meier, nous prévient que cela est impossible car il ne faut pas chercher à les toucher. Il s'agit d'un animal sauvage et il pourrait vouloir se défendre en mordant. «Chaque expédition est différente», assure-t-il, lui qui en dirige deux à trois par jour, en haute saison. Une fois dans l'eau, il faudra économiser nos gestes, parler très bas, rester groupés, pour avoir l'occasion de les voir de près. L'excitation monte.


























